"C'était réellement une opération du gouvernement (nicaraguayen). L'usine à trolls était constituée par plusieurs groupes qui étaient administrés par de multiples entités gouvernementales", a déclaré à l'AFP le responsable mondial de la sécurité de Meta contre les opérations d'influence, Ben Nimmo. "L'usine à trolls" fonctionnait depuis avril 2018, au moment où la répression des manifestations d'opposants qui réclamaient la démission du président Daniel Ortega a fait au moins 300 morts.

Au total, 937 comptes Facebook, 363 comptes Instagram, 140 pages Facebook et 24 groupes du réseau social, ont été supprimés en octobre. Ces comptes étaient gérés par le gouvernement nicaraguayen ou par le parti au pouvoir depuis 2007, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN, ex-guérilla marxiste). Le président Daniel Ortega brigue dimanche un quatrième mandat consécutif. Sept de ses adversaires potentiels pour l'élection présidentielle ont été arrêtés -- emprisonnés ou assignés à résidence -- depuis le mois de juin, ainsi qu'une quarantaine d'opposants.

Selon M. Nimmo, l'"usine à trolls" était essentiellement gérée par des êtres humains, pour la plupart des employés de l'Institut nicaraguayen des Postes et télécommunications (Telcor) qui travaillaient depuis les locaux du siège de l'entreprise publique à Managua. Les locaux de la Cour Suprême et de l'Institut de sécurité sociale ont également été utilisés pour ces opérations. Tous "ces groupes étaient connectés techniquement à l'opération principale, ce n'étaient donc pas des efforts séparés, c'étaient des ramifications du réseau principal", a-t-il indiqué.

"L'usine à trolls a créé ou inventé de prétendus moyens de communication sur des sites comme Blogspot et WordPress, et les diffusait via des comptes Twitter, YouTube, Telegram et TikTok, ainsi que Facebook et Instagram", selon le responsable de Meta. "Le but était d'inonder les conversations en ligne au Nicaragua avec des messages favorables au gouvernement et contre l'opposition", a précisé M. Nimmo. "Nous éliminons ces réseaux au vu de leur comportement sur notre plateforme, non en fonction de ceux qui agissent sous couvert de ces réseaux ou du contenu publié. Nous nous basons sur le comportement et l'usage de faux comptes", a-t-il souligné. L'"usine à trolls" du gouvernement nicaraguayen fonctionnait du lundi au vendredi, de 09H00 à 17H00, en respectant une pause de déjeuner. Sa production baissait notablement durant les week-ends.

"C'était réellement une opération du gouvernement (nicaraguayen). L'usine à trolls était constituée par plusieurs groupes qui étaient administrés par de multiples entités gouvernementales", a déclaré à l'AFP le responsable mondial de la sécurité de Meta contre les opérations d'influence, Ben Nimmo. "L'usine à trolls" fonctionnait depuis avril 2018, au moment où la répression des manifestations d'opposants qui réclamaient la démission du président Daniel Ortega a fait au moins 300 morts. Au total, 937 comptes Facebook, 363 comptes Instagram, 140 pages Facebook et 24 groupes du réseau social, ont été supprimés en octobre. Ces comptes étaient gérés par le gouvernement nicaraguayen ou par le parti au pouvoir depuis 2007, le Front sandiniste de libération nationale (FSLN, ex-guérilla marxiste). Le président Daniel Ortega brigue dimanche un quatrième mandat consécutif. Sept de ses adversaires potentiels pour l'élection présidentielle ont été arrêtés -- emprisonnés ou assignés à résidence -- depuis le mois de juin, ainsi qu'une quarantaine d'opposants. Selon M. Nimmo, l'"usine à trolls" était essentiellement gérée par des êtres humains, pour la plupart des employés de l'Institut nicaraguayen des Postes et télécommunications (Telcor) qui travaillaient depuis les locaux du siège de l'entreprise publique à Managua. Les locaux de la Cour Suprême et de l'Institut de sécurité sociale ont également été utilisés pour ces opérations. Tous "ces groupes étaient connectés techniquement à l'opération principale, ce n'étaient donc pas des efforts séparés, c'étaient des ramifications du réseau principal", a-t-il indiqué. "L'usine à trolls a créé ou inventé de prétendus moyens de communication sur des sites comme Blogspot et WordPress, et les diffusait via des comptes Twitter, YouTube, Telegram et TikTok, ainsi que Facebook et Instagram", selon le responsable de Meta. "Le but était d'inonder les conversations en ligne au Nicaragua avec des messages favorables au gouvernement et contre l'opposition", a précisé M. Nimmo. "Nous éliminons ces réseaux au vu de leur comportement sur notre plateforme, non en fonction de ceux qui agissent sous couvert de ces réseaux ou du contenu publié. Nous nous basons sur le comportement et l'usage de faux comptes", a-t-il souligné. L'"usine à trolls" du gouvernement nicaraguayen fonctionnait du lundi au vendredi, de 09H00 à 17H00, en respectant une pause de déjeuner. Sa production baissait notablement durant les week-ends.