Il est question d'un compte Twitter avec quelque 2.500 suiveurs, qui est spécialisé dans le postage de photos de jeunes en maillot ou en tout cas peu vêtus. Des photos qui, sur un plan individuel, n'ont rien d'étrange, mais qui, dans leur ensemble, dégagent une impression de sexualisation d'enfants, comme le confirment les réactions d'utilisateurs.

Ce compte a été découvert et rapporté par l'expert en marketing Gunther Malin. Mais Instagram, une filiale de Facebook, lui a fait savoir que cela ne posait pas de problème, car ces photos n'enfreignaient pas les conditions d'utilisation d'Instagram. Sur Twitter, Malin a alors exhorté de faire massivement rapport du compte en question, mais cela n'engendra dans un premier temps que la même réaction chez Instagram: 'Nous avons constaté que ce compte n'enfreint probablement pas nos directives vis-à-vis de la communauté des utilisateurs.'

Plus tard le jour même, Instagram changea son fusil d'épaule. Au journal De Standaard, un porte-parole de l'entreprise déclara en effet que le compte était entre-temps supprimé et que ce genre de chose n'avait pas sa place sur le réseau social. A Data News, l'entreprise ajoute à présent qu'elle va mener une enquête complémentaire.

Suppression d'une satire

Mais alors que Facebook se montre parfois trop laxiste vis-à-vis de comptes très douteux, elle sait aussi se montrer rigoureuse à l'égard d'autres. Indépendamment du compte à connotation pédophile sur Instagram, le site web satirique flamand De Raaskalderij a été exclu de Facebook. Selon De Standaard, les comptes personnels de deux des cinq gestionnaires ont également été fermés.

Le fondateur du site Stijn Van der Stockt réagit dans le journal en déclarant que les raisons de la mise à l'écart ne sont pas claires. Mais il est probable que la cause réside dans un contenu posté à propos d'une petite fête organisée durant le confinement par le parlementaire du Vlaams Belang, Dries Van Langenhove, accompagné d'une photo du Ku Klux Klan. Le contenu posté date du mois de mai, mais la semaine dernière, le site a fait l'objet de mises en garde. Il n'est pas exclu non plus que le site soit considéré comme un propagateur de fausses nouvelles.

Ce qui est étonnant, c'est que faire opposition à Facebook, cela ne donne rien. Van der Stockt précise à De Standaard que la décision a certes pu être contestée, mais dans la pratique, cela s'est traduit par la mention, selon laquelle Facebook dispose actuellement de trop peu de modérateurs en raison du corona et que la décision est définitive.

Data News a demandé davantage d'explications à Facebook pour savoir si ce genre de chose pouvait aussi être l'apanage de modérateurs belges de langue flamande. Le réseau social confirme que tel est bien le cas. Et d'ajouter qu'il examine actuellement ce qui s'est passé avec le compte de De Raaskalderij.

Il est question d'un compte Twitter avec quelque 2.500 suiveurs, qui est spécialisé dans le postage de photos de jeunes en maillot ou en tout cas peu vêtus. Des photos qui, sur un plan individuel, n'ont rien d'étrange, mais qui, dans leur ensemble, dégagent une impression de sexualisation d'enfants, comme le confirment les réactions d'utilisateurs.Ce compte a été découvert et rapporté par l'expert en marketing Gunther Malin. Mais Instagram, une filiale de Facebook, lui a fait savoir que cela ne posait pas de problème, car ces photos n'enfreignaient pas les conditions d'utilisation d'Instagram. Sur Twitter, Malin a alors exhorté de faire massivement rapport du compte en question, mais cela n'engendra dans un premier temps que la même réaction chez Instagram: 'Nous avons constaté que ce compte n'enfreint probablement pas nos directives vis-à-vis de la communauté des utilisateurs.'Plus tard le jour même, Instagram changea son fusil d'épaule. Au journal De Standaard, un porte-parole de l'entreprise déclara en effet que le compte était entre-temps supprimé et que ce genre de chose n'avait pas sa place sur le réseau social. A Data News, l'entreprise ajoute à présent qu'elle va mener une enquête complémentaire.Suppression d'une satireMais alors que Facebook se montre parfois trop laxiste vis-à-vis de comptes très douteux, elle sait aussi se montrer rigoureuse à l'égard d'autres. Indépendamment du compte à connotation pédophile sur Instagram, le site web satirique flamand De Raaskalderij a été exclu de Facebook. Selon De Standaard, les comptes personnels de deux des cinq gestionnaires ont également été fermés.Le fondateur du site Stijn Van der Stockt réagit dans le journal en déclarant que les raisons de la mise à l'écart ne sont pas claires. Mais il est probable que la cause réside dans un contenu posté à propos d'une petite fête organisée durant le confinement par le parlementaire du Vlaams Belang, Dries Van Langenhove, accompagné d'une photo du Ku Klux Klan. Le contenu posté date du mois de mai, mais la semaine dernière, le site a fait l'objet de mises en garde. Il n'est pas exclu non plus que le site soit considéré comme un propagateur de fausses nouvelles.Ce qui est étonnant, c'est que faire opposition à Facebook, cela ne donne rien. Van der Stockt précise à De Standaard que la décision a certes pu être contestée, mais dans la pratique, cela s'est traduit par la mention, selon laquelle Facebook dispose actuellement de trop peu de modérateurs en raison du corona et que la décision est définitive.Data News a demandé davantage d'explications à Facebook pour savoir si ce genre de chose pouvait aussi être l'apanage de modérateurs belges de langue flamande. Le réseau social confirme que tel est bien le cas. Et d'ajouter qu'il examine actuellement ce qui s'est passé avec le compte de De Raaskalderij.