L'ONG Global Witness a une fois encore réussi à placer Meta dans l'embarras. Elle a en effet inséré sans le moindre problème des annonces au Brésil, dans lesquelles figurent des informations erronées sur les élections proches. Des annonces remettant en cause le processus électoral ont également été facilement acceptées.

Global Witness n'en est pas à son coup d'essai. Précédemment, elle l'avait en effet démontré à Myanmar, en Ethiopie et au Kenya en insérant sans difficulté des annonces au contenu illégal (pour les annonces au Kenya, des appels au viol avaient même été lancés). La principale différence à présent, c'est que le Brésil, étant donné sa taille et sa situation politique, est considéré par Facebook elle-même comme une priorité en matière de contrôle et de lutte contre les tentatives de saper ou d'impacter les élections.

Désinformation et sape

L'organisme a en fait envoyé dix annonces à Facebook: cinq contenant de fausses informations, comme une date de scrutin erronée ou des renseignement incorrects quant à la manière de voter (par exemple par courrier), et cinq autres remettant même en cause le processus électoral. Certaines de ces annonces étaient des variantes d'anciennes publicités existantes qui avaient été jugées comme des exemples de désinformation par la Cour suprême du Brésil.

Les dix annonces ont été approuvées par Facebook. Une seule avait été refusée initialement, avant d'être approuvée six jours plus tard et ce, sans que Global Witness ne réagisse ou ne s'y oppose.

'Nos résultats rappellent combien il est facile pour des acteurs malveillants de contourner les mesures en place. Vu l'importance des élections brésiliennes, on peut affirmer que Facebook échoue dans ses tentatives de protéger suffisamment les Brésiliens contre le cauchemar de la désinformation', prétend l'ONG dans un communiqué de presse.

De l'étranger: non vérifié

Même s'il s'agissait là d'un test à petite échelle, il existait plusieurs éléments donnant à penser qu'il s'agissait d'une possible manipulation électorale de l'étranger. C'est ainsi que toutes les annonces étaient insérées par un compte qui n'était pas contrôlé par Meta au niveau de la publicité à caractère politique. Ce système peut donc être aisément contourné.

L'emplacement aurait aussi dû faire l'objet d'un drapeau rouge du fait qu'aucune des annonces n'avait été mise en place au départ du Brésil, même pas avec un VPN pouvant suggérer qu'il pouvait en être ainsi. L'ONG a agi au départ de Londres et de Nairobi. De plus, la clause de non-responsabilité 'payé par' n'était pas nécessaire.

Facebook tient toujours le même discours

En soi, les résultats obtenus ne sont pas nouveaux, mais ils démontrent une fois de plus que Facebook en fait encore et toujours trop peu pour lutter contre la désinformation et la manipulation sur sa plate-forme. Et ce, même si elle prétend le contraire. A Global Witness, Meta déclare ne vouloir faire aucun commentaire, parce qu'elle n'a pu consulter le rapport complet.

Mais elle affirme se focaliser nettement sur les élections du 2 octobre au Brésil au moyen d'outils de promotion d'informations fiables, ainsi qu'avec une ligne directe d'examen de tout contenu nuisible. De plus, elle répète une fois encore qu'elle a supprimé des milliers de messages postés sur Facebook et Instagram, lorsqu'ils enfreignaient les règles en vigueur.

Cela peut paraître prometteur, mais il s'agit de quasiment la même réaction qu'il y a quelques semaines, lorsque Global Witness effectua un test similaire au Kenya. Facebook répète régulièrement consentir énormément d'efforts pour combattre la désinformation, mais entre-temps, il a été démontré à plusieurs reprises déjà que tel n'est pas le cas.

L'ONG Global Witness a une fois encore réussi à placer Meta dans l'embarras. Elle a en effet inséré sans le moindre problème des annonces au Brésil, dans lesquelles figurent des informations erronées sur les élections proches. Des annonces remettant en cause le processus électoral ont également été facilement acceptées.Global Witness n'en est pas à son coup d'essai. Précédemment, elle l'avait en effet démontré à Myanmar, en Ethiopie et au Kenya en insérant sans difficulté des annonces au contenu illégal (pour les annonces au Kenya, des appels au viol avaient même été lancés). La principale différence à présent, c'est que le Brésil, étant donné sa taille et sa situation politique, est considéré par Facebook elle-même comme une priorité en matière de contrôle et de lutte contre les tentatives de saper ou d'impacter les élections.Désinformation et sapeL'organisme a en fait envoyé dix annonces à Facebook: cinq contenant de fausses informations, comme une date de scrutin erronée ou des renseignement incorrects quant à la manière de voter (par exemple par courrier), et cinq autres remettant même en cause le processus électoral. Certaines de ces annonces étaient des variantes d'anciennes publicités existantes qui avaient été jugées comme des exemples de désinformation par la Cour suprême du Brésil.Les dix annonces ont été approuvées par Facebook. Une seule avait été refusée initialement, avant d'être approuvée six jours plus tard et ce, sans que Global Witness ne réagisse ou ne s'y oppose.'Nos résultats rappellent combien il est facile pour des acteurs malveillants de contourner les mesures en place. Vu l'importance des élections brésiliennes, on peut affirmer que Facebook échoue dans ses tentatives de protéger suffisamment les Brésiliens contre le cauchemar de la désinformation', prétend l'ONG dans un communiqué de presse.Même s'il s'agissait là d'un test à petite échelle, il existait plusieurs éléments donnant à penser qu'il s'agissait d'une possible manipulation électorale de l'étranger. C'est ainsi que toutes les annonces étaient insérées par un compte qui n'était pas contrôlé par Meta au niveau de la publicité à caractère politique. Ce système peut donc être aisément contourné. L'emplacement aurait aussi dû faire l'objet d'un drapeau rouge du fait qu'aucune des annonces n'avait été mise en place au départ du Brésil, même pas avec un VPN pouvant suggérer qu'il pouvait en être ainsi. L'ONG a agi au départ de Londres et de Nairobi. De plus, la clause de non-responsabilité 'payé par' n'était pas nécessaire.En soi, les résultats obtenus ne sont pas nouveaux, mais ils démontrent une fois de plus que Facebook en fait encore et toujours trop peu pour lutter contre la désinformation et la manipulation sur sa plate-forme. Et ce, même si elle prétend le contraire. A Global Witness, Meta déclare ne vouloir faire aucun commentaire, parce qu'elle n'a pu consulter le rapport complet.Mais elle affirme se focaliser nettement sur les élections du 2 octobre au Brésil au moyen d'outils de promotion d'informations fiables, ainsi qu'avec une ligne directe d'examen de tout contenu nuisible. De plus, elle répète une fois encore qu'elle a supprimé des milliers de messages postés sur Facebook et Instagram, lorsqu'ils enfreignaient les règles en vigueur.Cela peut paraître prometteur, mais il s'agit de quasiment la même réaction qu'il y a quelques semaines, lorsque Global Witness effectua un test similaire au Kenya. Facebook répète régulièrement consentir énormément d'efforts pour combattre la désinformation, mais entre-temps, il a été démontré à plusieurs reprises déjà que tel n'est pas le cas.