La plate-forme de recherche ProPublica publie un article détaillé consacré à Facebook Marketplace, ainsi qu'une liste interminable de maladresses. Ces dernières années, la plate-forme a été très activement promue auprès des utilisateurs de Facebook, mais elle est aussi aux prises avec de très nombreux escrocs qui ne sont pas détectés ou le sont tardivement. Dans certains cas, cela se traduit par des comptes piratés, des vols, voire des homicides.

De consoles PlayStation 5 et Xbox introuvables (il y a quelques mois) jusqu'à des pilules d'érection, des preuves de vaccination et des chiots, Facebook Marketplace regorge d'annonces qui soit ne sont pas autorisées, soit sont des escroqueries pures et simples. Facebook même filtre automatiquement ces annonces, mais tout comme pour la détection de faux comptes, pas mal d'entre elles passent entre les mailles du filet.

Compte piraté et menacé

Sur base de documents internes et d'entretiens avec des collaborateurs externes anciens et actuels, ProPublica présente une image de la façon dont Facebook, comme assez souvent du reste, s'efforce de sécuriser sa plate-forme et ses utilisateurs, mais n'y parvient pas suffisamment.

Les conséquences ne sont pas des moindres. C'est ainsi par exemple qu'une femme qui avait acheté un frigo d'occasion, s'est fait poignarder, lorsqu'elle alla en prendre possession. Rien qu'aux Etats-Unis, Marketplace serait à la base de treize homicides et de diverses attaques à main armée. Mais cela ne s'arrête pas là. Un vendeur de billards a vu son compte piraté, puis abusé à des fins de publicités frauduleuses. Facebook ne l'a pas aidé à récupérer son compte, et l'homme a entre-temps fait l'objet de menaces de la part de clients escroqués.

Il nous faut certes apporter ici la nuance, selon laquelle ces problèmes ne sont pas caractéristiques de la seule plate-forme Marketplace. Propublica fait elle-même observer que Craigslist, eBay et Amazon sont également aux prises avec des escrocs. Quant à savoir si ce problème est plus grave sur une plate-forme que sur une autre, la question reste ouverte.

Accès aux messages Messenger

Ce qui est clair par contre, c'est que Facebook en fait nettement trop peu face à ce problème et quand elle agit, la confidentialité des utilisateurs ne vient qu'en second lieu.

C'est ainsi que Facebook a eu recours à quatre cents collaborateurs externes via la firme de consultance Accenture pour examiner des accords frauduleux sur Marketplace. 'Jusqu'il y a peu, Facebook Marketplace permettait à ces collaborateurs externes mal rétribués de contrôler le site en leur donnant en grande partie un accès illimité à la boîte mail Messenger', selon ProPublica.

Cela engendra évidemment des problèmes. Les collaborateurs en question se mirent par exemple à espionner leur propre partenaire ou d'autres personnes. Du coup, l'accès aux messages Messenger ne donna guère de résultats dans la lutte contre la fraude. Les employés qui avaient enfreint le respect de la vie privée, auraient cependant bien été licenciés.

Espionnés, mais pas informés

Mais ici encore, il apparaît que Facebook possède plusieurs catégories d'utilisateurs. Pour les utilisateurs ordinaires, rien ne se passe. Chez ce qu'on appelle les membres VIP, l'auteur reçoit un avertissement. Ce n'est que si la boîte mail d'employés de Facebook est visionnée que le collaborateur en question se voit adresser un reproche.

Facebook confirme à ProPublica que les collaborateurs externes ont eu accès aux messages privés des utilisateurs, mais ajoute que cela est désormais limité aux clavardages via Marketplace.

Entre-temps, une formation plus poussée au niveau de la confidentialité serait prévue, mais cela ne suffit pas encore pour faire de Facebook Marketplace un environnement sûr et fiable. C'est ainsi que ProPublica a découvert que quatre personnes accusées d'homicide via Marketplace disposent encore et toujours d'un compte actif sur la plate-forme de vente. Deux d'entre elles y ont même encore inséré des annonces.

La plate-forme de recherche ProPublica publie un article détaillé consacré à Facebook Marketplace, ainsi qu'une liste interminable de maladresses. Ces dernières années, la plate-forme a été très activement promue auprès des utilisateurs de Facebook, mais elle est aussi aux prises avec de très nombreux escrocs qui ne sont pas détectés ou le sont tardivement. Dans certains cas, cela se traduit par des comptes piratés, des vols, voire des homicides.De consoles PlayStation 5 et Xbox introuvables (il y a quelques mois) jusqu'à des pilules d'érection, des preuves de vaccination et des chiots, Facebook Marketplace regorge d'annonces qui soit ne sont pas autorisées, soit sont des escroqueries pures et simples. Facebook même filtre automatiquement ces annonces, mais tout comme pour la détection de faux comptes, pas mal d'entre elles passent entre les mailles du filet.Sur base de documents internes et d'entretiens avec des collaborateurs externes anciens et actuels, ProPublica présente une image de la façon dont Facebook, comme assez souvent du reste, s'efforce de sécuriser sa plate-forme et ses utilisateurs, mais n'y parvient pas suffisamment.Les conséquences ne sont pas des moindres. C'est ainsi par exemple qu'une femme qui avait acheté un frigo d'occasion, s'est fait poignarder, lorsqu'elle alla en prendre possession. Rien qu'aux Etats-Unis, Marketplace serait à la base de treize homicides et de diverses attaques à main armée. Mais cela ne s'arrête pas là. Un vendeur de billards a vu son compte piraté, puis abusé à des fins de publicités frauduleuses. Facebook ne l'a pas aidé à récupérer son compte, et l'homme a entre-temps fait l'objet de menaces de la part de clients escroqués.Il nous faut certes apporter ici la nuance, selon laquelle ces problèmes ne sont pas caractéristiques de la seule plate-forme Marketplace. Propublica fait elle-même observer que Craigslist, eBay et Amazon sont également aux prises avec des escrocs. Quant à savoir si ce problème est plus grave sur une plate-forme que sur une autre, la question reste ouverte.Ce qui est clair par contre, c'est que Facebook en fait nettement trop peu face à ce problème et quand elle agit, la confidentialité des utilisateurs ne vient qu'en second lieu.C'est ainsi que Facebook a eu recours à quatre cents collaborateurs externes via la firme de consultance Accenture pour examiner des accords frauduleux sur Marketplace. 'Jusqu'il y a peu, Facebook Marketplace permettait à ces collaborateurs externes mal rétribués de contrôler le site en leur donnant en grande partie un accès illimité à la boîte mail Messenger', selon ProPublica.Cela engendra évidemment des problèmes. Les collaborateurs en question se mirent par exemple à espionner leur propre partenaire ou d'autres personnes. Du coup, l'accès aux messages Messenger ne donna guère de résultats dans la lutte contre la fraude. Les employés qui avaient enfreint le respect de la vie privée, auraient cependant bien été licenciés.Mais ici encore, il apparaît que Facebook possède plusieurs catégories d'utilisateurs. Pour les utilisateurs ordinaires, rien ne se passe. Chez ce qu'on appelle les membres VIP, l'auteur reçoit un avertissement. Ce n'est que si la boîte mail d'employés de Facebook est visionnée que le collaborateur en question se voit adresser un reproche.Facebook confirme à ProPublica que les collaborateurs externes ont eu accès aux messages privés des utilisateurs, mais ajoute que cela est désormais limité aux clavardages via Marketplace.Entre-temps, une formation plus poussée au niveau de la confidentialité serait prévue, mais cela ne suffit pas encore pour faire de Facebook Marketplace un environnement sûr et fiable. C'est ainsi que ProPublica a découvert que quatre personnes accusées d'homicide via Marketplace disposent encore et toujours d'un compte actif sur la plate-forme de vente. Deux d'entre elles y ont même encore inséré des annonces.