Je ne me prononcerai pas sur les raisons de développer une alternative à Itsme - qu'il s'agisse d'un coût (supposé) trop élevé pour les pouvoirs publics ou des doutes générés par la collaboration public-privé (la société de participation et d'investissement fédérale PFIM possède vingt pour cent des actions d'Itsme). Ce que personne ne réalise toutefois vraiment, c'est le coût gigantesque de cette alternative, dont la facture sera présentée aux entreprises. Itsme est aujourd'hui - grâce au gouvernement et aux banques - quasi de facto incorporé par défaut dans chaque portail client avec lequel les entreprises et organisations interagissent avec leurs clients. Les entreprises ont investi pour rendre leurs logiciels compatibles avec Itsme en tant que mécanisme d'authentification.

L'alternative Itsme: ce qu'on économisera d'un côté, on va le dépenser chèrement de l'autre.

Le gouvernement va mettre tout en oeuvre pour promouvoir son alternative. Les portails des pouvoirs publics n'utiliseront à l'avenir peut-être plus que leurs propres possibilités d'authentification, aux dépens d'Itsme.

Si le gouvernement mène à bien sa tentative, l'adoption de l'alternative sera énorme. Tout le monde sera en effet implicitement obligé d'opter pour la méthode d'authentification alternative en utilisant les portails des pouvoirs publics.

Lorsque l'adoption de l'alternative sera suffisamment importante, les entreprises se verront contraintes d'intégrer aussi cette nouvelle méthode d'authentification dans leurs portails web. Et cela demandera évidemment un investissement - qui se chiffera bien vite en quelques dizaines de milliers d'euros - dans leurs logiciels à adapter.

D'un côté, il y a un gouvernement qui désire réaliser des économies, ce qui ne manque évidemment pas d'être salué comme il se doit, même s'il s'agit encore de connaître le poids effectif des coûts de développement de l'alternative sur ces économies.

De l'autre côté, les entreprises seront à terme obligées d'adapter à nouveau leurs logiciels, car l'alternative pourrait bien devenir la nouvelle norme de facto. Ce qu'on économisera d'une part, on va le dépenser chèrement de l'autre. D'un point de vue macro-économique, cela pourrait donc s'avérer une décision moins opportune qu'il n'y paraît.

Indépendamment de ce fait, il appartient de manière absolue au gouvernement de mettre à disposition des citoyens un mécanisme moderne leur permettant de s'enregistrer en ligne, y compris auprès des portails non publics (par exemple le deuxième pilier du fonds des pensions).

Je ne me prononcerai pas sur les raisons de développer une alternative à Itsme - qu'il s'agisse d'un coût (supposé) trop élevé pour les pouvoirs publics ou des doutes générés par la collaboration public-privé (la société de participation et d'investissement fédérale PFIM possède vingt pour cent des actions d'Itsme). Ce que personne ne réalise toutefois vraiment, c'est le coût gigantesque de cette alternative, dont la facture sera présentée aux entreprises. Itsme est aujourd'hui - grâce au gouvernement et aux banques - quasi de facto incorporé par défaut dans chaque portail client avec lequel les entreprises et organisations interagissent avec leurs clients. Les entreprises ont investi pour rendre leurs logiciels compatibles avec Itsme en tant que mécanisme d'authentification.Le gouvernement va mettre tout en oeuvre pour promouvoir son alternative. Les portails des pouvoirs publics n'utiliseront à l'avenir peut-être plus que leurs propres possibilités d'authentification, aux dépens d'Itsme.Si le gouvernement mène à bien sa tentative, l'adoption de l'alternative sera énorme. Tout le monde sera en effet implicitement obligé d'opter pour la méthode d'authentification alternative en utilisant les portails des pouvoirs publics.Lorsque l'adoption de l'alternative sera suffisamment importante, les entreprises se verront contraintes d'intégrer aussi cette nouvelle méthode d'authentification dans leurs portails web. Et cela demandera évidemment un investissement - qui se chiffera bien vite en quelques dizaines de milliers d'euros - dans leurs logiciels à adapter.D'un côté, il y a un gouvernement qui désire réaliser des économies, ce qui ne manque évidemment pas d'être salué comme il se doit, même s'il s'agit encore de connaître le poids effectif des coûts de développement de l'alternative sur ces économies.De l'autre côté, les entreprises seront à terme obligées d'adapter à nouveau leurs logiciels, car l'alternative pourrait bien devenir la nouvelle norme de facto. Ce qu'on économisera d'une part, on va le dépenser chèrement de l'autre. D'un point de vue macro-économique, cela pourrait donc s'avérer une décision moins opportune qu'il n'y paraît.Indépendamment de ce fait, il appartient de manière absolue au gouvernement de mettre à disposition des citoyens un mécanisme moderne leur permettant de s'enregistrer en ligne, y compris auprès des portails non publics (par exemple le deuxième pilier du fonds des pensions).