Les résultats traduisent une croissance autonome d'1,6 pour cent en comparaison avec le premier semestre de 2018. Mais selon le plan annoncé par le groupe, diverses activités ont été adaptées conformément à la norme IFRS 5 s'appliquant aux 'actifs retenus pour la vente et les activités d'exploitation clôturées'. Les données du premier semestre de 2018 ont par conséquent été adaptées.

Les activités de leasing de la division Technology Management & Financing (TMF) ont connu une croissance au deuxième trimestre de 2019 (+ 1,6%), supportée par la dynamique en cours dans des régions comme la France, le Belux et l'Espagne. Mais ces performances ont été érodées par un ralentissement en fin de premier semestre en Italie et n'ont donc compensé que partiellement le problème causé depuis le début de l'année par une trop faible utilisation de l'entité de refinancement interne du groupe EDFL. Sur l'ensemble de la période, TMF a réalisé un chiffre d'affaires de 561 millions d'euros, en recul de 3,9%.

Les activités de la division Digital Services and Solutions (DSS) ont poursuivi leur progression au deuxième trimestre, grâce à la stimulation des performances de certains satellites et à l'intégration de solutions. Le chiffre d'affaires s'est établi à 677 millions d'euros sur l'ensemble de la période, ce qui se traduit par une hausse de 9,3%, dont 7,1% autonomes.

Croissance attendue du résultat d'exploitation récurrent et du bénéfice net

Pour le semestre écoulé, le groupe prévoit quelque 40 millions d'euros de résultats récurrents des activités courantes, en hausse par rapport au premier semestre de 2018.

La rentabilité a bénéficié des premiers effets favorables des mesures prises durant huit mois, plus précisément des décisions visant à rationnaliser certaines activités et à réduire les coûts. La transformation du groupe s'est poursuivie, après avoir en 2018 déjà bien été engagée. L'on s'attend à ce que les coûts uniques de 14 millions d'euros suffisent aux attentes liées au premier trimestre de 2018.

Le groupe prévoit des rentrées semestrielles nettes supérieures à celles du premier semestre de 2018, grâce à un contrôle rigoureux des coûts et du tarif fiscal moyen.

Victime d'un détournement

En outre, le senior management du groupe a découvert fin juin que sa filiale italienne avait été la victime d'un détournement, qui a impacté la période financière 2012-2018 et aurait, selon une évaluation, atteint un total de 18,6 millions d'euros.

Econocom a pris immédiatement les mesures préventives nécessaires en vue de protéger ses intérêts. Cet incident, qui a eu lieu fin juin et ne concernait que l'Italie, aurait influencé les performances de cette filiale au premier semestre de 2019 en raison de son impact direct sur la capacité de vente des équipes et sur la disparité dans certains refinancements de contrats de leasing à finaliser.

Dette comptable nette sous contrôle

La dette comptable nette s'est établie à 405 millions d'euros, un niveau assez proche de celui de fin juin 2018 (395 millions d'euros). Le premier semestre de 2019 s'est caractérisé par des participations minoritaires dans des satellites, qui ont été rachetées pour 25 millions d'euros, et par le rachat d'actions propres pour un montant de 10 millions d'euros. Au 30 juin 2019, Econocom possédait 16,7 millions d'actions propres, hors contrats de liquidités, représentant 6,8% du capital de l'entreprise.

Direction renforcée

En mai 2019, le groupe a engagé Julie Verlingue au poste de vice-CEO. Après avoir été active douze années durant au sein de l'agence-conseil McKinsey, madame Verlingue a été nommée en 2018 directrice exécutive et internationale.

En avril 2019, Angel Benguigui a été promu à la fonction de Group Finance Director. Monsieur Benguigui a rejoint Econocom en 2006. Précédemment, il fut Country Manager pour l'Espagne.

Prévisions

Durant les six prochains mois, Econocom continuera de transformer sa structure organisationnelle et accélérera la rationalisation de ses composantes professionnelles en deux segments principaux: gestion et financement technologiques, et services et solutions numériques. En regroupant certaines activités, en revendant des filiales non stratégiques et en se concentrant sur ses principaux actifs, le groupe croîtra au niveau de sa transparence et concentrera ses investissements sur les marchés les plus rentables, alors que son endettement diminuera.

Les efforts consentis au niveau de la vente seront également intensifiés au second semestre, afin qu'Econocom puisse garder la bonne marche de ses activités, telle qu'elle avait été initiée au début de cette année.

Les premiers effets du plan d'économies lancé en 2018 pour l'ensemble de la structure des coûts s'amplifieront au second semestre de 2019.

Compte tenu des évolutions susmentionnées, le groupe maintient son objectif d'atteindre un bénéfice d'exploitation récurrent de 128 millions d'euros sur l'ensemble de l'année 2019 sur une base comparable.

En collaboration avec Dutch IT-Channel