D'abord la bonne nouvelle: les rentrées numériques de DXC tirées de l'infrastructure 'cloud', ainsi que des applications professionnelles et 'cloud' notamment ont crû de 22 pour cent au cours du dernier trimestre par rapport à la période correspondante de l'année passée. Ces revenus numériques ont progressé de 15,8 pour cent durant l'année écoulée.

De manière générale, le géant de la consultance enregistre cependant des résultats en baisse. Les rentrées du quatrième trimestre, qui s'est clôturé le 31 mars, se sont établies à 5,28 milliards de dollars, soit trois cents millions de dollars en moins que pendant le trimestre correspondant de l'année dernière, lorsque DXC enregistra 5,58 milliards de dollars de revenus. Sur l'ensemble de l'année fiscale 2019, les rentrées ont été de 20,75 milliards de dollars contre 21,73 milliards pour l'exercice 2018.

Le trimestre dernier, l'entreprise a tenté de sauver les meubles en licenciant notamment 10.000 employés et en consolidant des centres de données et des espaces de bureaux. Ce faisant, elle a réussi à économiser 500 millions de dollars, mais ce n'est pas suffisant que pour parler d'une croissance.

DXC est cette entreprise née de la fusion de l'ex-CSC et des Enterprise Services de HPE. Depuis le début, elle est passée par toute une série de phases de licenciements (au cours des deux années qui suivirent la fusion, le personnel est passé de 170.000 à 130.000 collaborateurs) et elle essaie de réorienter son modèle commercial vers le nuage, parce que le marché des méga-contrats d'externalisation, sur lequel DXC se distingue, semble s'effondrer. Dans ce but, l'entreprise a engagé 2.000 nouveaux talents numériques, selon le CEO Mike Lawrie lors de la présentation des derniers résultats. Durant le nouveau trimestre, il s'attend à ce que 1.500 autres personnes soient encore recrutées.