Voici près d'un an, j'étais élue ICT Woman of the Year 2020. J'étais alors aux anges. D'autant que je succédais à des personnalités que j'admire, comme Joke Dehond et Martine Temps. En termes de notoriété et d'opportunités, difficile de rêver mieux: je recevais invitation sur invitation à prendre la parole. Les organisations se pressaient au portillon pour encourager les femmes à opter pour la technologie et l'ICT. Jusqu'à ce 18 mars où le confinement était décidé. Presque tout était reporté sine die et une vague d'anxiété déferlait sur le monde économique.

Du coup, mon titre allait commencer à s'assimiler à une victoire à la Pyrrhus. Pas tant que je voulais absolument être sous les feux de la rampe, mais qu'il me serait difficile de faire passer mon message à grande échelle. Mais pas question de se lamenter, il y avait d'autres chats à fouetter. Car en un rien de temps, la crise du coronavirus a mis en lumière quantité de lacunes graves en termes d'immaturité numérique et d'inégalités sociétales dans notre pays. La jeunesse en âge scolaire était obligée de suivre un enseignement à domicile via des plateformes comme SmartSchool. Or tous les ménages n'ont pas, loin s'en faut, un ordinateur à la maison. A l'époque déjà, des programmes ont vu le jour comme l'ASBL DigitalForYoung, à l'initiative de DNS Belgium et de Close The Gap, afin de rassembler des ordinateurs usagers auprès d'entreprises. De tels projets ont connu un coup d'accélérateur important. Olivier Van Den Eynde, initiateur de ce projet, m'a demandé d'être marraine et de mettre ma 'communauté' au service de la notoriété de son initiative. J'ai été particulièrement ravie de constater que, le premier choc du confinement passé, plusieurs acteurs ont décide de prendre les devants pour construire une société numérique inclusive.

La numérisation est une opportunité unique de collaborer plus efficacement.

Reste qu'aujourd'hui encore, le chemin reste encore long, notamment au niveau de l'égalité entre hommes et femmes. Je préfère d'ailleurs éviter volontairement le terme 'inégalité', la communication sur la discrimination des femmes étant déjà suffisamment polarisante. Nous sommes tous et toutes égaux, et nous avons besoin chacun les uns des autres. A la moindre occasion, j'insiste sur l'importance de cette approche constructive sur différentes plateformes. Merci aux plateformes d'hébergement de podcasts de Buiten De Krijtlijnen, 50 Koffies et Techmag de m'avoir invité à débattre de cette thématique. Ainsi qu'à Lode Uytterschaut de Start it @KBC qui m'a accompagnée pour prendre la plume et expliquer la manière d'aborder la sous-représentation des femmes dans le contexte entreprenarial. Non sans succès d'ailleurs, pas seulement auprès des femmes, mais tout autant des hommes. Ceux-ci sont en effet le chaînon manquant pour combler le fossé des genres, notamment en recrutant les femmes en plus grand nombre, mais aussi en constituant des équipes plus 'diverses'. En compagnie de Valerie Taerwe et de Nele Van Beveren, j'ai dès lors lancé 'The Ada Talks', un événement de réseautage à petite échelle mis sur pied avec un regard féminin. Cette année, nous avons pu accueillir les oratrices les plus inspirantes qui sont venues expliquer comment elles ont lutté pour relever les défis et, surtout, comment nous pouvons faire la différence.

Et puisqu'il est question d'événements et de médias en ligne, 2020 aura sans doute été l'année du webinaire. En tant qu'oratrice invitée, j'ai apprécié de voir qu'une telle session en ligne réduisait la distance avec le public.

Il en va d'ailleurs de même pour la numérisation en général: nous avons vraiment pu constater qu'il s'agissait d'une opportunité unique de collaborer plus efficacement. Au travail, donc.

Voici près d'un an, j'étais élue ICT Woman of the Year 2020. J'étais alors aux anges. D'autant que je succédais à des personnalités que j'admire, comme Joke Dehond et Martine Temps. En termes de notoriété et d'opportunités, difficile de rêver mieux: je recevais invitation sur invitation à prendre la parole. Les organisations se pressaient au portillon pour encourager les femmes à opter pour la technologie et l'ICT. Jusqu'à ce 18 mars où le confinement était décidé. Presque tout était reporté sine die et une vague d'anxiété déferlait sur le monde économique. Du coup, mon titre allait commencer à s'assimiler à une victoire à la Pyrrhus. Pas tant que je voulais absolument être sous les feux de la rampe, mais qu'il me serait difficile de faire passer mon message à grande échelle. Mais pas question de se lamenter, il y avait d'autres chats à fouetter. Car en un rien de temps, la crise du coronavirus a mis en lumière quantité de lacunes graves en termes d'immaturité numérique et d'inégalités sociétales dans notre pays. La jeunesse en âge scolaire était obligée de suivre un enseignement à domicile via des plateformes comme SmartSchool. Or tous les ménages n'ont pas, loin s'en faut, un ordinateur à la maison. A l'époque déjà, des programmes ont vu le jour comme l'ASBL DigitalForYoung, à l'initiative de DNS Belgium et de Close The Gap, afin de rassembler des ordinateurs usagers auprès d'entreprises. De tels projets ont connu un coup d'accélérateur important. Olivier Van Den Eynde, initiateur de ce projet, m'a demandé d'être marraine et de mettre ma 'communauté' au service de la notoriété de son initiative. J'ai été particulièrement ravie de constater que, le premier choc du confinement passé, plusieurs acteurs ont décide de prendre les devants pour construire une société numérique inclusive. Reste qu'aujourd'hui encore, le chemin reste encore long, notamment au niveau de l'égalité entre hommes et femmes. Je préfère d'ailleurs éviter volontairement le terme 'inégalité', la communication sur la discrimination des femmes étant déjà suffisamment polarisante. Nous sommes tous et toutes égaux, et nous avons besoin chacun les uns des autres. A la moindre occasion, j'insiste sur l'importance de cette approche constructive sur différentes plateformes. Merci aux plateformes d'hébergement de podcasts de Buiten De Krijtlijnen, 50 Koffies et Techmag de m'avoir invité à débattre de cette thématique. Ainsi qu'à Lode Uytterschaut de Start it @KBC qui m'a accompagnée pour prendre la plume et expliquer la manière d'aborder la sous-représentation des femmes dans le contexte entreprenarial. Non sans succès d'ailleurs, pas seulement auprès des femmes, mais tout autant des hommes. Ceux-ci sont en effet le chaînon manquant pour combler le fossé des genres, notamment en recrutant les femmes en plus grand nombre, mais aussi en constituant des équipes plus 'diverses'. En compagnie de Valerie Taerwe et de Nele Van Beveren, j'ai dès lors lancé 'The Ada Talks', un événement de réseautage à petite échelle mis sur pied avec un regard féminin. Cette année, nous avons pu accueillir les oratrices les plus inspirantes qui sont venues expliquer comment elles ont lutté pour relever les défis et, surtout, comment nous pouvons faire la différence. Et puisqu'il est question d'événements et de médias en ligne, 2020 aura sans doute été l'année du webinaire. En tant qu'oratrice invitée, j'ai apprécié de voir qu'une telle session en ligne réduisait la distance avec le public. Il en va d'ailleurs de même pour la numérisation en général: nous avons vraiment pu constater qu'il s'agissait d'une opportunité unique de collaborer plus efficacement. Au travail, donc.