Les "réflexions internes" chez le géant télécom allemand se trouvent encore à un stade précoce, selon le journal. En tout cas, le directeur de Deutsche Telekom, Tim Höttges, se dit très intéressé, surtout en raison des importantes économies que cela pourrait générer. Les spécialistes évoquent pour leur part une forte opposition attendue de la part de la gent politique.

Les autorités tant françaises qu'allemandes possèdent des participations dans respectivement Orange et Deutsche Telekom. Mais cette dernière entreprise est nettement plus grande, ce qui fait qu'il serait davantage question d'un rachat plutôt que d'une fusion, ce qui pourrait être un sujet sensible en France.

Cela fait quelques années déjà qu'Orange est liée à Deutsche Telekom. En 2017, ce rapprochement avait une fois déjà été interrompu du fait qu'il était malaisé de mettre les deux entreprises sur un pied d'égalité, selon l'agence de presses Reuters. Actuellement, elles collaborent depuis huit ans en matière d'achats, selon le Handelsblatt.

La française Orange est actionnaire majoritaire d'Orange Belgium. Quant à Deutsche Telekom, elle est dans notre pays seulement active sur le marché professionnel en tant que fournisseur de services IT via sa filiale T-Systems.

Un porte-parole de la firme télécom allemande n'a pas souhaité commenter ce qu'il appelle des "spéculations". Et chez Orange, on se contente de déclarer "qu'aucune négociation n'est en cours à propos d'une fusion avec Deutsche Telekom".