Les ambitions européennes de Destiny ne sont pas neuves. L'année dernière déjà, l'entreprise s'était par exemple étendue en réalisant plusieurs rachats en France. 'Il s'agissait à chaque fois des plus importants fournisseurs de services de communication dans le nuage sûrs sur les marchés locaux où nous sommes présents', avait à l'époque précisé le CEO Daan De Wever. Aujourd'hui, celui qui en 2019 fut élu ICT Personality of the Year par Data News passe à la vitesse supérieure. 'En reprenant d'un seul coup tant Telepo que Soluno, nous devenons le principal fournisseur de plates-formes UCaaS (Unified Communications-as -a-Service, ndlr) en Europe. Cela a toujours été mon grand rêve', explique Daan De Wever à Data News.

'Faire partie des acteurs mondiaux les plus en vue'

Les montants des rachats n'ont pas été révélés, mais bien que l'EBITDA - comprenez le bénéfice d'entreprise brut - avoisinera les 40 millions d'euros une fois les transactions terminées. 'Cela signifie que Destiny doublera quasiment de valeur', indique De Wever comme pour préciser l'importance des rachats. 'Pour moi, il était essentiel que nous puissions racheter les deux entreprises d'un seul coup. Telepo, nous la reprenons purement pour des motifs technologiques, afin d'absorber entièrement sa plate-forme UCaaS dont nous étions nous-mêmes déjà clients. Mais avec Soluno - qu'on peut sans problème qualifier de Destiny sur le marché scandinave -, nous acquérons une firme qui a déjà mis en oeuvre tout un écosystème autour de cette plate-forme. C'est la combinaison des deux entreprises qui fait que nous prenons la direction des 2 millions de multi-tenant seats. Cela fait de nous le principal fournisseur de plates-formes UCaaS en Europe et cela nous permet au niveau mondial de nous aligner sur les tout grands fournisseurs que sont Cisco, RingCentral, Microsoft et Vodafone', poursuit De Wever. 'Nous possédons à présent notre propre technologie IP avec laquelle nous pourrons vraiment évoluer à l'échelle internationale', enchaîne-t-il d'un ton décidé.

Du travail d'intégration sur la planche

Daan De Wever reconnaît que suite à ces rachats, il y aura un chevauchement, par exemple avec la plate-forme d'Escaux. 'Il est clair qu'à long terme, nous ne pourrons pas continuer de miser sur deux plates-formes. Dans un premier temps, nous conserverons les feuilles de route actuelles. Mais le fait est évidemment que nous devrons faire des choix et c'est ce que nous allons faire au cours de ces prochains mois', affirme De Wever.

Il n'y a pas qu'une intégration technologique qui s'impose, mais donc aussi une intégration opérationnelle, 'pour que nous nous améliorions encore', prétend De Wever. Les appellations Telepo et Soluno ne seront pas conservées. 'Je veux une marque forte unique. Nous allons par conséquent y accorder de l'attention à l'avenir', conclut-il.

En tant que groupe, Destiny occupe aujourd'hui plus de 600 personnes réparties sur 6 pays: Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne, Grande-Bretagne et donc désormais aussi Suède. Pour cette année, l'entreprise cible un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros, contre 90 millions l'année dernière.

Quelle technologie Telepo propose-t-elle exactement?

Telepo, fondée en 2004 et installée à Stockholm, propose du software 'cloud' spécialisé dans la communication. Les solutions Unified Communications-as-a-Service (UCaaS) et Fixed Mobile Convergence (FMC) s'adressent aux fournisseurs de services dans toute l'Europe, mais aussi en Asie et en Afrique. Depuis le début, Telepo a été conçue comme une solution multi-tenant bout-à-bout complète, dont les top-priorités sont une convergence fixe-mobile et une facilité d'emploi. Telepo se distingue sur le marché en tant que plate-forme dans le nuage centrée sur le mobile, tout spécialement destinée aux opérateurs mobiles et aux fournisseurs de services ciblant les PME. Une flexibilité maximale est possible par des intégrations API. Telepo dispose de quelque 2 millions d'utilisateurs.

Les ambitions européennes de Destiny ne sont pas neuves. L'année dernière déjà, l'entreprise s'était par exemple étendue en réalisant plusieurs rachats en France. 'Il s'agissait à chaque fois des plus importants fournisseurs de services de communication dans le nuage sûrs sur les marchés locaux où nous sommes présents', avait à l'époque précisé le CEO Daan De Wever. Aujourd'hui, celui qui en 2019 fut élu ICT Personality of the Year par Data News passe à la vitesse supérieure. 'En reprenant d'un seul coup tant Telepo que Soluno, nous devenons le principal fournisseur de plates-formes UCaaS (Unified Communications-as -a-Service, ndlr) en Europe. Cela a toujours été mon grand rêve', explique Daan De Wever à Data News.Les montants des rachats n'ont pas été révélés, mais bien que l'EBITDA - comprenez le bénéfice d'entreprise brut - avoisinera les 40 millions d'euros une fois les transactions terminées. 'Cela signifie que Destiny doublera quasiment de valeur', indique De Wever comme pour préciser l'importance des rachats. 'Pour moi, il était essentiel que nous puissions racheter les deux entreprises d'un seul coup. Telepo, nous la reprenons purement pour des motifs technologiques, afin d'absorber entièrement sa plate-forme UCaaS dont nous étions nous-mêmes déjà clients. Mais avec Soluno - qu'on peut sans problème qualifier de Destiny sur le marché scandinave -, nous acquérons une firme qui a déjà mis en oeuvre tout un écosystème autour de cette plate-forme. C'est la combinaison des deux entreprises qui fait que nous prenons la direction des 2 millions de multi-tenant seats. Cela fait de nous le principal fournisseur de plates-formes UCaaS en Europe et cela nous permet au niveau mondial de nous aligner sur les tout grands fournisseurs que sont Cisco, RingCentral, Microsoft et Vodafone', poursuit De Wever. 'Nous possédons à présent notre propre technologie IP avec laquelle nous pourrons vraiment évoluer à l'échelle internationale', enchaîne-t-il d'un ton décidé.Daan De Wever reconnaît que suite à ces rachats, il y aura un chevauchement, par exemple avec la plate-forme d'Escaux. 'Il est clair qu'à long terme, nous ne pourrons pas continuer de miser sur deux plates-formes. Dans un premier temps, nous conserverons les feuilles de route actuelles. Mais le fait est évidemment que nous devrons faire des choix et c'est ce que nous allons faire au cours de ces prochains mois', affirme De Wever.Il n'y a pas qu'une intégration technologique qui s'impose, mais donc aussi une intégration opérationnelle, 'pour que nous nous améliorions encore', prétend De Wever. Les appellations Telepo et Soluno ne seront pas conservées. 'Je veux une marque forte unique. Nous allons par conséquent y accorder de l'attention à l'avenir', conclut-il. En tant que groupe, Destiny occupe aujourd'hui plus de 600 personnes réparties sur 6 pays: Belgique, Pays-Bas, France, Allemagne, Grande-Bretagne et donc désormais aussi Suède. Pour cette année, l'entreprise cible un chiffre d'affaires de 170 millions d'euros, contre 90 millions l'année dernière.