Les six politiciens, tant du camp démocratique que républicain, proposent de collecter de l'argent des enchères du spectre fréquentiel et de l'investir dix années durant dans la nouvelle technologie 5G. Il s'agirait d'une part d'un fonds d'innovations de 750 millions de dollars et d'autre part d'un fonds de sécurité télécom de 500 millions de dollars.

"Il serait désastreux qu'Huawei, une entreprise liée aux autorités, à l'armée et aux services de renseignements chinois, puisse s'approprier le marché 5G sans aucun contrôle", déclare Richard Burr, sénateur républicain de Caroline du Nord.

Le projet ne manque pas d'ambition, mais les sénateurs semblent omettre un certain nombre d'éléments. C'est ainsi qu'il n'est pas évident de mettre en oeuvre à partir de rien un fournisseur télécom capable de développer et déployer à l'échelle mondiale la 4G, la 5G, voire la 6G à plus longue échéance. Le marché télécom a, ces dix dernières années, connu pas mal de consolidations, à l'image d'Alcatel-Lucent qui a été rachetée par Nokia. Même un grand nom comme Samsung, qui possède pourtant son propre équipement réseautique, n'est aujourd'hui pas un acteur capable de rivaliser avec Huawei, ZTE, Nokia et Ericsson sur le plan de l'infrastructure.

Les deux dernières firmes citées sont en outre européennes et disposent aussi de la technologie 5G. En même temps, les grandes firmes technologiques et télécoms américaines ne semblent pas vouloir se risquer sur ce marché. Selon les sénateurs, il serait possible que cela change avec du soutien public.

Mais le fait est qu'un montant d'1,25 milliard de dollars réparti sur dix ans, c'est particulièrement peu, quand on sait que les fournisseurs de réseaux en vue investissent nettement plus, rien que dans la 5G. Et même si la 5G évoluera encore quelque temps en tant que technologie, on y a déjà travaillé des années durant, et la base est prête aujourd'hui. Repartir de zéro signifierait surtout que ce genre d'acteur alternatif devrait acheter de la technologie aux quatre autres.

Les six politiciens, tant du camp démocratique que républicain, proposent de collecter de l'argent des enchères du spectre fréquentiel et de l'investir dix années durant dans la nouvelle technologie 5G. Il s'agirait d'une part d'un fonds d'innovations de 750 millions de dollars et d'autre part d'un fonds de sécurité télécom de 500 millions de dollars."Il serait désastreux qu'Huawei, une entreprise liée aux autorités, à l'armée et aux services de renseignements chinois, puisse s'approprier le marché 5G sans aucun contrôle", déclare Richard Burr, sénateur républicain de Caroline du Nord.Le projet ne manque pas d'ambition, mais les sénateurs semblent omettre un certain nombre d'éléments. C'est ainsi qu'il n'est pas évident de mettre en oeuvre à partir de rien un fournisseur télécom capable de développer et déployer à l'échelle mondiale la 4G, la 5G, voire la 6G à plus longue échéance. Le marché télécom a, ces dix dernières années, connu pas mal de consolidations, à l'image d'Alcatel-Lucent qui a été rachetée par Nokia. Même un grand nom comme Samsung, qui possède pourtant son propre équipement réseautique, n'est aujourd'hui pas un acteur capable de rivaliser avec Huawei, ZTE, Nokia et Ericsson sur le plan de l'infrastructure.Les deux dernières firmes citées sont en outre européennes et disposent aussi de la technologie 5G. En même temps, les grandes firmes technologiques et télécoms américaines ne semblent pas vouloir se risquer sur ce marché. Selon les sénateurs, il serait possible que cela change avec du soutien public.Mais le fait est qu'un montant d'1,25 milliard de dollars réparti sur dix ans, c'est particulièrement peu, quand on sait que les fournisseurs de réseaux en vue investissent nettement plus, rien que dans la 5G. Et même si la 5G évoluera encore quelque temps en tant que technologie, on y a déjà travaillé des années durant, et la base est prête aujourd'hui. Repartir de zéro signifierait surtout que ce genre d'acteur alternatif devrait acheter de la technologie aux quatre autres.