Ces directives ont été présentées par les trente pays concernés, issus de l'OTAN et de l'UE principalement, lors d'une conférence organisée à Prague. Elles ne sont actuellement pas contraignantes, même si, selon l'agence de presse Reuters, cela est surtout dû au fait qu'elles doivent encore être débattues au niveau national dans la plupart de ces pays.

Ces directives portent sur l'impact de la 5G sur la stratégie, l'économie, la technologie, la sécurité, la confidentialité et la résilience. De manière générale, il s'agit d'accords évidents, tels la position selon laquelle il convient dès le départ d'accorder de l'attention à la sécurité et du coût que cela implique.

Le point le plus étonnant concerne le fait que les différentes parties prenantes doivent tenir compte qu'un pays extérieur exerce de l'influence sur un fournisseur. Et de faire ainsi directement référence à Huawei et à une influence possible des autorités chinoises.

Huawei dément ce genre d'influence et déclare vouloir collaborer au débat, tout en ajoutant espérer que la réglementation et les mesures soient élaborées sur la base de faits et de données techniques contrôlés.

Le point sensible dans cette affaire réside dans une loi chinoise de 2017 stipulant que les organisations et citoyens chinois sont tenus de soutenir les services de renseignements nationaux et de collaborer avec eux. Cette loi s'applique cependant surtout sur le territoire chinois.

Même s'il n'y a pas grand-chose de surprenant dans les directives, elles forment cependant une base en vue d'appliquer une approche similaire de la part des divers pays dans le déploiement, la mise en oeuvre et l'évolution de la 5G. Chaque pays restera toutefois indépendant dans ses décisions à propos du nouveau réseau télécom.