L'appel est lancé par Deutsche Telekom, Vodafone, Orange, Proximus, Swisscom, KPN, BT GRoup, Telenor, Telia Company, Vivacom et Telekom Austria notamment. Il n'est pas encore sorti publiquement, mais l'agence Reuters a pu consulter la lettre dans lequel il figure.

'Une importante et toujours plus grande partie de notre trafic réseau est générée et monnayée par des grandes plates-formes technologiques, mais cela exige des investissements intensifs permanents et des plannings de la part du secteur des télécommunications', prétendent les opérateurs dans un communiqué conjoint.

'Ce modèle, qui permet aux citoyens de l'UE de récolter les fruits de la transformation numérique, ne peut s'avérer durable que si les grandes plates-formes technologiques contribuent honnêtement aux frais qu'engendrent les réseaux.'

Aucun nom n'est cité, mais selon Reuters, il s'agit entre autres de Netflix, Google (tout particulièrement YouTube) et Facebook, qui génèrent énormément de trafic de données, mais ne contribuent en principe pas aux réseaux européens favorisant pourtant leurs services sur notre continent.

La lettre exprimerait aussi des critiques à l'égard des enchères spectrales et de leurs prix élevés - rapportant des centaines de millions aux autorités de l'UE -, ainsi qu'à l'égard des projets européens de limiter les coûts assez élevés des communications intra-europénnes.

Une ancienne demande sous une nouvelle forme

L'appel lancé par les opérateurs n'est cependant pas nouveau. Depuis des années déjà, ils se plaignent en effet du fait que les acteurs technologiques en vue utilisent la capacité des réseaux télécoms européens sans débourser quoi que ce soit.

Mais cette plainte doit également être nuancée. C'est ainsi que les opérateurs empochent l'argent versé par leurs clients. Or ces clients sont libres d'exploiter pleinement leur abonnement internet. Et les opérateurs semblent oublier parfois que leurs abonnements internet sont beaucoup plus intéressants précisément grâce à un certain nombre d'acteurs en vue. Une famille, où l'on ne 'streame' pas toute la soirée durant, peut assez facilement souscrire un abonnement plus économique à vitesse ou volume moindre. Ce que les opérateurs veulent en fait, c'est qu'on paie des deux côtés (fournisseur et client).

Il nous faut aussi faire observer que ces acteurs paient beaucoup plus que simplement leur propre connexion internet, sauf que cet argent est surtout consacré à l'infrastructure liée à leurs serveurs, en ce compris les réseaux de fourniture de contenus. Des acteurs comme Google et Facebook ont ces dix dernières années aussi pas mal investi dans des câbles sous-marins par exemple.

Neutralité du net

En même temps, l'appel semble être également une invitation à contourner la neutralité du net. Nombre d'opérateurs ne verraient pas d'un bon oeil qu'un acteur tel YouTube ou Netflix verse un supplément pour bénéficier de vitesses garanties sur un réseau. Cela n'est quasiment pas possible actuellement (sauf exceptions, où le trafic de données n'est pas pris en compte). De plus, cela signifierait dans la pratique surtout que les coûts augmenteraient pour l'utilisateur final. Si demain, votre opérateur demande de l'argent à, disons, Netflix, vous paierez en tant que consommateur très probablement votre abonnement internet, votre abonnement Netflix et le montant répercuté que votre fournisseur internet facturera au fournisseur de services.

L'appel est lancé par Deutsche Telekom, Vodafone, Orange, Proximus, Swisscom, KPN, BT GRoup, Telenor, Telia Company, Vivacom et Telekom Austria notamment. Il n'est pas encore sorti publiquement, mais l'agence Reuters a pu consulter la lettre dans lequel il figure.'Une importante et toujours plus grande partie de notre trafic réseau est générée et monnayée par des grandes plates-formes technologiques, mais cela exige des investissements intensifs permanents et des plannings de la part du secteur des télécommunications', prétendent les opérateurs dans un communiqué conjoint.'Ce modèle, qui permet aux citoyens de l'UE de récolter les fruits de la transformation numérique, ne peut s'avérer durable que si les grandes plates-formes technologiques contribuent honnêtement aux frais qu'engendrent les réseaux.'Aucun nom n'est cité, mais selon Reuters, il s'agit entre autres de Netflix, Google (tout particulièrement YouTube) et Facebook, qui génèrent énormément de trafic de données, mais ne contribuent en principe pas aux réseaux européens favorisant pourtant leurs services sur notre continent.La lettre exprimerait aussi des critiques à l'égard des enchères spectrales et de leurs prix élevés - rapportant des centaines de millions aux autorités de l'UE -, ainsi qu'à l'égard des projets européens de limiter les coûts assez élevés des communications intra-europénnes.L'appel lancé par les opérateurs n'est cependant pas nouveau. Depuis des années déjà, ils se plaignent en effet du fait que les acteurs technologiques en vue utilisent la capacité des réseaux télécoms européens sans débourser quoi que ce soit.Mais cette plainte doit également être nuancée. C'est ainsi que les opérateurs empochent l'argent versé par leurs clients. Or ces clients sont libres d'exploiter pleinement leur abonnement internet. Et les opérateurs semblent oublier parfois que leurs abonnements internet sont beaucoup plus intéressants précisément grâce à un certain nombre d'acteurs en vue. Une famille, où l'on ne 'streame' pas toute la soirée durant, peut assez facilement souscrire un abonnement plus économique à vitesse ou volume moindre. Ce que les opérateurs veulent en fait, c'est qu'on paie des deux côtés (fournisseur et client).Il nous faut aussi faire observer que ces acteurs paient beaucoup plus que simplement leur propre connexion internet, sauf que cet argent est surtout consacré à l'infrastructure liée à leurs serveurs, en ce compris les réseaux de fourniture de contenus. Des acteurs comme Google et Facebook ont ces dix dernières années aussi pas mal investi dans des câbles sous-marins par exemple.En même temps, l'appel semble être également une invitation à contourner la neutralité du net. Nombre d'opérateurs ne verraient pas d'un bon oeil qu'un acteur tel YouTube ou Netflix verse un supplément pour bénéficier de vitesses garanties sur un réseau. Cela n'est quasiment pas possible actuellement (sauf exceptions, où le trafic de données n'est pas pris en compte). De plus, cela signifierait dans la pratique surtout que les coûts augmenteraient pour l'utilisateur final. Si demain, votre opérateur demande de l'argent à, disons, Netflix, vous paierez en tant que consommateur très probablement votre abonnement internet, votre abonnement Netflix et le montant répercuté que votre fournisseur internet facturera au fournisseur de services.