En France, les opérateurs Bougyues et SFR n'acceptent pas un possible bannissement de l'équipement télécom d'Huawei. Altice, propriétaire de SFR, avait en janvier déjà laissé entendre qu'elle exigerait une compensation financière, au cas où l'état interdirait son fournisseur actuel. Aujourd'hui, c'est le même message qui est tenu par Martin Bouygues, CEO de l'opérateur télécom éponyme, qui s'est confié à l'agence Reuters.

"Si nous sommes obligés de recourir à un autre fournisseur qu'Huawei dans les zones, où nous utilisons aujourd'hui du matériel 4G de cette entreprise, nous serons contraints de démanteler celui-ci et d'installer un nouvel équipement, ce qui nous causera des frais supplémentaires et du retard", a déclaré Bouygues.

Tant Bouygues que SFR apportent aujourd'hui leur soutien à l'équipement d'Huawei pour leur réseau 4G. L'opérateur Orange exploite, lui, une infrastructure d'Ericsson et de Nokia. Orange a récemment aussi annoncé qu'il déploierait un réseau 5G avec ces deux entreprises. Quant à l'opérateur Free, il collabore actuellement avec Nokia.

Cette semaine, les opérateurs doivent faire savoir au régulateur télécom français l'Arcep s'ils s'intéressent au spectre 5G. Fin de ce mois, le service français de la cyber-sécurité (le cyberpompier de l'Etat) doit aussi se prononcer sur les fournisseurs autorisés à déployer des réseaux 5G.

Si cette décision devait déboucher sur une interdiction ou une restriction poussée d'Huawei, Bouygues n'exclut pas de se tourner vers la Justice. Selon l'opérateur, une décision défavorable à Huawei s'apparenterait à de la concurrence déloyale entre opérateurs français. Bouygues craint aussi qu'un bannissement des Chinois ne fasse en sorte que Nokia et Ericsson augmentent leurs prix, parce qu'elles seraient alors les seules à fournir des réseaux 5G à l'échelle nationale.

En France, les opérateurs Bougyues et SFR n'acceptent pas un possible bannissement de l'équipement télécom d'Huawei. Altice, propriétaire de SFR, avait en janvier déjà laissé entendre qu'elle exigerait une compensation financière, au cas où l'état interdirait son fournisseur actuel. Aujourd'hui, c'est le même message qui est tenu par Martin Bouygues, CEO de l'opérateur télécom éponyme, qui s'est confié à l'agence Reuters."Si nous sommes obligés de recourir à un autre fournisseur qu'Huawei dans les zones, où nous utilisons aujourd'hui du matériel 4G de cette entreprise, nous serons contraints de démanteler celui-ci et d'installer un nouvel équipement, ce qui nous causera des frais supplémentaires et du retard", a déclaré Bouygues.Tant Bouygues que SFR apportent aujourd'hui leur soutien à l'équipement d'Huawei pour leur réseau 4G. L'opérateur Orange exploite, lui, une infrastructure d'Ericsson et de Nokia. Orange a récemment aussi annoncé qu'il déploierait un réseau 5G avec ces deux entreprises. Quant à l'opérateur Free, il collabore actuellement avec Nokia.Cette semaine, les opérateurs doivent faire savoir au régulateur télécom français l'Arcep s'ils s'intéressent au spectre 5G. Fin de ce mois, le service français de la cyber-sécurité (le cyberpompier de l'Etat) doit aussi se prononcer sur les fournisseurs autorisés à déployer des réseaux 5G.Si cette décision devait déboucher sur une interdiction ou une restriction poussée d'Huawei, Bouygues n'exclut pas de se tourner vers la Justice. Selon l'opérateur, une décision défavorable à Huawei s'apparenterait à de la concurrence déloyale entre opérateurs français. Bouygues craint aussi qu'un bannissement des Chinois ne fasse en sorte que Nokia et Ericsson augmentent leurs prix, parce qu'elles seraient alors les seules à fournir des réseaux 5G à l'échelle nationale.