Quasiment trente sociétés danoises de médias se réuniront vendredi pour la première fois en tant qu'organisation de négociation collective. Il est possible que cette union de forces serve aussi de source d'inspiration pour des firmes de médias dans d'autres pays en Europe et ailleurs, apprend-on.

Cette collaboration signifie entre autres que les entreprises technologiques ne pourront plus jouer leur petit jeu habituel du 'partager pour mieux régner', selon Anders Krab-Johansen, le plus haut directeur du groupe de journaux Berlingske Media et l'un des initiateurs du mouvement, qui s'est confié au Financial Times.

Collectif

'Ce qu'on observe dans la plupart des pays, c'est que Google ou Facebook concluent certains accords avec une ou deux société(s) de médias dominante(s), qu'elles fixent la norme et que le marché est obligé de suivre. Nous préférons adopter une position collective pour négocier, qui nous donne un certain poids dans les entretiens', ajoute Krab-Johansen.

L'initiative danoise repose sur la directive des droits d'auteur de l'Union européenne, qui confère aux éditeurs le droit d'exiger des rentrées financières pour l'utilisation numérique de leur contenu. Selon le journal, c'est la première fois en Europe qu'un large collectif se constitue pour introduire des réclamations auprès d'entreprises technologiques. Le seul grand groupe danois à ne pas rallier le collectif est l'éditeur des magazines Egmont, ce qui démontre combien il est ardu de mettre tout le monde d'accord.

Partage

Google et Facebook dépensent annuellement des centaines de millions de dollars pour payer des articles d'actualité de par le monde. Le financement est conclu individuellement avec les différents éditeurs et est couplé à des produits d'actualité spécifiques. Les groupes technologiques peuvent ainsi éviter que des droits d'auteur soient systématiquement pris en compte pour l'utilisation de fragments ou d'entrefilets d'articles sur leurs plates-formes.

Quasiment trente sociétés danoises de médias se réuniront vendredi pour la première fois en tant qu'organisation de négociation collective. Il est possible que cette union de forces serve aussi de source d'inspiration pour des firmes de médias dans d'autres pays en Europe et ailleurs, apprend-on.Cette collaboration signifie entre autres que les entreprises technologiques ne pourront plus jouer leur petit jeu habituel du 'partager pour mieux régner', selon Anders Krab-Johansen, le plus haut directeur du groupe de journaux Berlingske Media et l'un des initiateurs du mouvement, qui s'est confié au Financial Times.'Ce qu'on observe dans la plupart des pays, c'est que Google ou Facebook concluent certains accords avec une ou deux société(s) de médias dominante(s), qu'elles fixent la norme et que le marché est obligé de suivre. Nous préférons adopter une position collective pour négocier, qui nous donne un certain poids dans les entretiens', ajoute Krab-Johansen.L'initiative danoise repose sur la directive des droits d'auteur de l'Union européenne, qui confère aux éditeurs le droit d'exiger des rentrées financières pour l'utilisation numérique de leur contenu. Selon le journal, c'est la première fois en Europe qu'un large collectif se constitue pour introduire des réclamations auprès d'entreprises technologiques. Le seul grand groupe danois à ne pas rallier le collectif est l'éditeur des magazines Egmont, ce qui démontre combien il est ardu de mettre tout le monde d'accord.Google et Facebook dépensent annuellement des centaines de millions de dollars pour payer des articles d'actualité de par le monde. Le financement est conclu individuellement avec les différents éditeurs et est couplé à des produits d'actualité spécifiques. Les groupes technologiques peuvent ainsi éviter que des droits d'auteur soient systématiquement pris en compte pour l'utilisation de fragments ou d'entrefilets d'articles sur leurs plates-formes.