De sérieuses intrusions allant de pair avec une perte de grandes quantités de données et un ternissement de l'image de marque ont provoqué un recul moyen d'1,8 pour cent du cours boursier des entreprises concernées. Cela signifie qu'une entreprise typique du FTSE100 - l'index boursier des cent entreprises britanniques à la valeur marchande la plus élevée - perd en moyenne 141 millions d'euros après une cyber-attaque.

L'enquête se base sur des données du Gemalto Breach Index, une liste des brèches sécuritaires rendues publiques. Le cours boursier des entreprises concernées a été comparé avec celui d'entreprises similaires, afin d'isoler l'impact des cyber-fuites des autres mouvements du marché.

Deux tiers des entreprises victimes de cybercriminalité ont enregistré un recul de leur cours boursier. Ce sont les entreprises financières qui ont subi le principal impact négatif, suivies de près par les entreprises de communication. Selon le rapport, cela est dû notamment au fait qu'il est plus facile pour les cybercriminels de tirer profit des entreprises actives dans les transactions financières, d'autant plus que les consommateurs accordent une grande confiance aux services financiers. Les secteurs les moins impactés sont la vente au détail, les soins de santé et les voyages.