La demande est formulée à l'heure où les tensions entre les États-Unis et la Russie sont importantes. Kaspersky, une société russe spécialisée en sécurité informatique, a des clients à travers le monde, notamment aux États-Unis. Mais ceux-ci préféreraient la maintenir à distance. Au mois de mai, les services de renseignement américains avaient déjà des doutes sur le logiciel. Le mois passé, des collaborateurs de l'entreprise ont été interrogés par le FBI. Même l'armée ne veut pas que l'entreprise continue de prendre part aux marchés publics. Kaspersky a déjà proposé de dévoiler son code source, mais cela n'a encore servi à rien : l'entreprise a été rayée de la liste des entreprises agréées pour les marchés publics.

Les membres du comitéécrivent maintenant qu'ils craignent que Kaspersky soit susceptible de subir l'influence des autorités russes. Selon les membres du comité, la Russie, accusée entre autres de cyberattaques et d'ingérence dans les élections présidentielles des États-Unis, pourrait utiliser le logiciel de Kaspersky de manière détournée afin d'espionner les autorités publiques.