NSO est cette entreprise qui vend des outils de piratage aux services de police et d'espionnage. Elle a été l'année dernière traînée en justice par Facebook, parce qu'elle avait utilisé un bug dans Whatsapp dans le but d'espionner 1.400 personnes.

Aujourd'hui, cette affaire est traitée en appel, et NSO argumente qu'elle a droit à une 'immunité souveraine', une doctrine, par laquelle des autorités étrangères sont protégées contre des procès. Comme NSO ne propose, à l'entendre, ses outils qu'à des services de police et d'espionnage gouvernementaux, l'entreprise estime pouvoir y prétendre.

Mais Facebook n'est pas seule dans sa lutte contre NSO. Google, Microsoft, Cisco, VMware et Internet Association indiquent en effet dans ce qu'on appelle une 'lettre d'Amicus' que l'agence Reuters a pu consulter, que les pratiques et les outils de NSO sont 'influents et dangereux'.

Elles signalent que l'attribution d'une telle immunité à NSO générera davantage d'incidents de piratage et que des autorités étrangères feront encore plus souvent appel à ce genre d'outils. Il en résultera que ces outils tomberont tôt ou tard dans des mains malveillantes, comme cela se passe souvent avec des bugs ou des portes dérobées qui sont passées sous silence par des gouvernements.

NSO se targue de ne soutenir que les services d'ordre dans leur lutte contre la criminalité, mais tel n'est pas le cas. Citizen Lab et Amnesty International entre autres sont en effet parvenues dans le passé à démontrer que des journalistes, avocats, voire des lobbyistes ou le secteur alimentaire furent mis sur écoute avec les outils de l'entreprise.

Dimanche dernier encore, Citizen Lab déclarait que la technologie de NSO avait été exploitée pour espionner 36 journalistes via leur iPhone, mais aussi pour mettre sur écoute en son temps le journaliste Jamal Khashoggi assassiné en 2018, ce que NSO a explicitement démenti.

Apple?

Même si la 'lettre d'Amicus' cite une poignée d'acteurs technologiques de premier plan, une entreprise y brille par son absence: Apple. La firme est en effet aussi la victime des pratiques de NSO. Il est possible donc qu'Apple intente elle-même un procès à l'entreprise. Par ailleurs, ce n'est un secret pour personne qu'Apple n'entretient depuis des années pas une relation stable avec Facebook, ce qui pourrait expliquer qu'elle ne souhaite pas s'y rallier dans cette affaire.

NSO est cette entreprise qui vend des outils de piratage aux services de police et d'espionnage. Elle a été l'année dernière traînée en justice par Facebook, parce qu'elle avait utilisé un bug dans Whatsapp dans le but d'espionner 1.400 personnes.Aujourd'hui, cette affaire est traitée en appel, et NSO argumente qu'elle a droit à une 'immunité souveraine', une doctrine, par laquelle des autorités étrangères sont protégées contre des procès. Comme NSO ne propose, à l'entendre, ses outils qu'à des services de police et d'espionnage gouvernementaux, l'entreprise estime pouvoir y prétendre.Mais Facebook n'est pas seule dans sa lutte contre NSO. Google, Microsoft, Cisco, VMware et Internet Association indiquent en effet dans ce qu'on appelle une 'lettre d'Amicus' que l'agence Reuters a pu consulter, que les pratiques et les outils de NSO sont 'influents et dangereux'.Elles signalent que l'attribution d'une telle immunité à NSO générera davantage d'incidents de piratage et que des autorités étrangères feront encore plus souvent appel à ce genre d'outils. Il en résultera que ces outils tomberont tôt ou tard dans des mains malveillantes, comme cela se passe souvent avec des bugs ou des portes dérobées qui sont passées sous silence par des gouvernements.NSO se targue de ne soutenir que les services d'ordre dans leur lutte contre la criminalité, mais tel n'est pas le cas. Citizen Lab et Amnesty International entre autres sont en effet parvenues dans le passé à démontrer que des journalistes, avocats, voire des lobbyistes ou le secteur alimentaire furent mis sur écoute avec les outils de l'entreprise.Dimanche dernier encore, Citizen Lab déclarait que la technologie de NSO avait été exploitée pour espionner 36 journalistes via leur iPhone, mais aussi pour mettre sur écoute en son temps le journaliste Jamal Khashoggi assassiné en 2018, ce que NSO a explicitement démenti.Même si la 'lettre d'Amicus' cite une poignée d'acteurs technologiques de premier plan, une entreprise y brille par son absence: Apple. La firme est en effet aussi la victime des pratiques de NSO. Il est possible donc qu'Apple intente elle-même un procès à l'entreprise. Par ailleurs, ce n'est un secret pour personne qu'Apple n'entretient depuis des années pas une relation stable avec Facebook, ce qui pourrait expliquer qu'elle ne souhaite pas s'y rallier dans cette affaire.