Gerard Lewis, le Chief Privacy Officer de Comcast, a tenus les propos suivants aujourd'hui même dans un communiqué: "Nous ne vendrons aucun historique de navigation individuel de nos clients. Nous ne l'avons jamais fait et nous n'avons pas l'intention de le faire". Son concurrent AT&T a expliqué pour sa part dans un message qu'"il ne commercialisera aucune information personnelle à qui que ce soit dans quelque but que ce soit. Point".

Verizon a elle également indiqué ne pas vouloir vendre des données internet personnelles. L'entreprise aurait deux façons d'utiliser les données de navigation de ses clients. La première prévoirait que les spécialistes du marketing n'auraient accès qu'à des "informations anonymes pour déterminer dans quel groupe-cible les clients s'inscrivent vis-à-vis des publicitaires". L'autre "créerait des notions agrégées qui pourraient s'avérer utiles pour les annonceurs et d'autres entreprises".

Ces entreprises promettent donc de ne collecter et n'utiliser que des données non-identifiables. Il y a pourtant un doute à propos de la façon dont les informations anonymes pourraient être utilisées. Ce qu'on appelle les 'data brokers' (courtiers du numérique) collectent une grande quantité de données non-personnelles. Sur base de ce qu'ils savent sur la démographie et sur la localisation, nombre de données pourraient pourtant être reliées à une personne spécifique. Même si les courtiers du numérique opèrent souvent dans une zone grise légale, ce genre d'information revêt une grande valeur potentielle. De plus, des esprits critiques prétendent que malgré cela, des fournisseurs prétendent actuellement n'utiliser les renseignements de leurs clients que d'une manière très spécifique, ce qui ne constitue du reste pas une garantie que cela ne changera pas à l'avenir.