2020 est une année de collaborations étonnantes, comme en témoignent des fans de kpop qui ont décidé de se lancer dans le mouvement #blacklivesmatter. Kpop, pour ceux qui ne le sauraient pas, est l'abréviation de 'pop-musique (sud)-coréenne', un genre qui est surtout caractérisé par les fans déchaînés qu'il attire. Ces derniers jours, une partie d'entre eux a d'ailleurs exploité son influence en ligne pour submerger sur Twitter et sur d'autres médias sociaux quelques hashtags racistes de clips de leurs groupes favoris, tels BTS. L'objectif de cette tactique est de rendre impossible ou à tout le moins de compliquer au maximum la recherche du contenu raciste réel d'un tag comme #whitelivesmatter.

La campagne a été si fructueuse que ce tag est devenu 'tendance' sur Twitter, mais peut-être pas de la manière, dont les auteurs initiaux l'avaient espéré. Il en est allé de même sur Instagram, où de soi-disant 'fancams' (des enregistrements de concerts kpop réalisés par des fans) ont submergé des 'posts' racistes dans #whitelivesmatter et #whiteoutwednesday.

Ces deux opérations sont du reste une réaction à #blacklivesmatter, le slogan utilisé par de nombreux manifestants aux Etats-Unis, et à #blackouttuesday, par lequel des utilisateurs de Twitter ont temporairement interrompu leurs propres updates, afin de fournir davantage d'espace aux voix des citoyens noirs.

Plus tôt cette semaine, une tactique similaire a par ailleurs été utilisée contre une appli du service de police dans la ville texane de Dallas. La police y demandait aux citoyens de réaliser des vidéos d'activités illégales durant les manifestations, et de les transférer via une appli appelée iWatch Dallas. Les activistes submergèrent l'appli de fancams kpop, ce qui fait qu'elle disparut pendant quelque temps.

Les manifestants descendent dans la rue depuis des jours déjà dans des dizaines de villes américaines pour protester contre la violence policière et le racisme, après la mort de George Floyd. La nuque de cet homme avait été oppressée neuf minutes durant lors d'un contrôle policier. Le policier qui l'a laissé s'étouffer, est entre-temps accusé de meurtre.

L'activisme en ligne n'est évidemment pas nouveau, mais à présent que nous passons une partie toujours plus grande de notre vie en ligne, le phénomène s'amplifie et prend aussi des formes davantage liées à la culture en ligne, comme les 'mèmes' et les jeux. Plus tôt cette année, le jeu Animal Crossing par exemple a été banni de Chine. Ce jeu est certes particulièrement inoffensif et a comme but de faire évoluer une île inhabitée, mais pleine d'animaux qui parlent. Il est cependant possible d'inviter des amis sur l'île. Or beaucoup de joueurs ont exploité cette possibilité pour insérer des messages appelant à plus de démocratie à Hong Kong, suite aux protestations qui se déroulent depuis des mois déjà dans ce petit état.

2020 est une année de collaborations étonnantes, comme en témoignent des fans de kpop qui ont décidé de se lancer dans le mouvement #blacklivesmatter. Kpop, pour ceux qui ne le sauraient pas, est l'abréviation de 'pop-musique (sud)-coréenne', un genre qui est surtout caractérisé par les fans déchaînés qu'il attire. Ces derniers jours, une partie d'entre eux a d'ailleurs exploité son influence en ligne pour submerger sur Twitter et sur d'autres médias sociaux quelques hashtags racistes de clips de leurs groupes favoris, tels BTS. L'objectif de cette tactique est de rendre impossible ou à tout le moins de compliquer au maximum la recherche du contenu raciste réel d'un tag comme #whitelivesmatter.La campagne a été si fructueuse que ce tag est devenu 'tendance' sur Twitter, mais peut-être pas de la manière, dont les auteurs initiaux l'avaient espéré. Il en est allé de même sur Instagram, où de soi-disant 'fancams' (des enregistrements de concerts kpop réalisés par des fans) ont submergé des 'posts' racistes dans #whitelivesmatter et #whiteoutwednesday.Ces deux opérations sont du reste une réaction à #blacklivesmatter, le slogan utilisé par de nombreux manifestants aux Etats-Unis, et à #blackouttuesday, par lequel des utilisateurs de Twitter ont temporairement interrompu leurs propres updates, afin de fournir davantage d'espace aux voix des citoyens noirs.Plus tôt cette semaine, une tactique similaire a par ailleurs été utilisée contre une appli du service de police dans la ville texane de Dallas. La police y demandait aux citoyens de réaliser des vidéos d'activités illégales durant les manifestations, et de les transférer via une appli appelée iWatch Dallas. Les activistes submergèrent l'appli de fancams kpop, ce qui fait qu'elle disparut pendant quelque temps.Les manifestants descendent dans la rue depuis des jours déjà dans des dizaines de villes américaines pour protester contre la violence policière et le racisme, après la mort de George Floyd. La nuque de cet homme avait été oppressée neuf minutes durant lors d'un contrôle policier. Le policier qui l'a laissé s'étouffer, est entre-temps accusé de meurtre.L'activisme en ligne n'est évidemment pas nouveau, mais à présent que nous passons une partie toujours plus grande de notre vie en ligne, le phénomène s'amplifie et prend aussi des formes davantage liées à la culture en ligne, comme les 'mèmes' et les jeux. Plus tôt cette année, le jeu Animal Crossing par exemple a été banni de Chine. Ce jeu est certes particulièrement inoffensif et a comme but de faire évoluer une île inhabitée, mais pleine d'animaux qui parlent. Il est cependant possible d'inviter des amis sur l'île. Or beaucoup de joueurs ont exploité cette possibilité pour insérer des messages appelant à plus de démocratie à Hong Kong, suite aux protestations qui se déroulent depuis des mois déjà dans ce petit état.