Le Lockport City School District de la ville américaine de Lockport dans l'état de New York scanne depuis quelques semaines les visages de tout un chacun qui pénètre dans ses écoles. Il s'agit là des premières écoles américaines à avoir recours à un logiciel de reconnaissance faciale.

La technologie du groupe d'écoles analyse les images des caméras et compare les visages avec ceux d'une liste noire de personnes dressée par la direction des écoles. Sur cette liste, on trouve entre autres des délinquants sexuels locaux, des ex-employés licenciés et des personnes considérées comme dangereuses par la police. Le système scanne aussi les armes à feu.

Cinq mille étudiants sont soumis à ce contrôle. Mais la mesure fait largement débat. Les adeptes de la technologie argumentent que les auteurs de fusillades dans des écoles sont le plus souvent des étudiants. C'est ainsi que l'auteur d'une fusillade dans une école moyenne de Parkland en Floride en 2018 était un étudiant renvoyé.

Dix-sept jeunes furent tués lors de cette fusillade. Les étudiants de cette école créèrent par la suite un vaste mouvement militant pour une législation plus sévère sur les armes aux Etats-Unis. La liste noire de Lockport contiendrait également les visages d'étudiants renvoyés.

Les opposants, parmi lesquels des parents d'élèves et des défenseurs du respect de la vie privée, craignent de leur côté que la technologie puisse avoir des effets indésirables et génère des atteintes à la confidentialité. Une enquête effectuée par le gouvernement américain a démontré que la plupart des programmes de reconnaissance faciale font aujourd'hui preuve de discrimination raciale. C'est ainsi que les Asiatiques et les gens de couleur sont plus souvent mal identifiés que les blancs.

L'année dernière encore, la ville de San Francisco, berceau du secteur technologique américain, s'était opposée à l'utilisation d'un logiciel de reconnaissance faciale par les services de police.

Mais ce sont-là des exceptions, peut-on lire dans le New York Times. Plus de dix cents services de police américains se sont mis à recourir à la technologie de la reconnaissance faciale l'année dernière. Les aéroports et les salles d'événements font de même.

Le directeur du ministère américain de la sécurité nationale (DHS) a signalé hier jeudi au Congrès que les gardes-frontières ont déjà appliqué la technologie à plus de 43 millions de personnes. Il en est résulté que 247 personnes utilisant les documents d'autrui ont pu être identifiées.

Le Lockport City School District de la ville américaine de Lockport dans l'état de New York scanne depuis quelques semaines les visages de tout un chacun qui pénètre dans ses écoles. Il s'agit là des premières écoles américaines à avoir recours à un logiciel de reconnaissance faciale.La technologie du groupe d'écoles analyse les images des caméras et compare les visages avec ceux d'une liste noire de personnes dressée par la direction des écoles. Sur cette liste, on trouve entre autres des délinquants sexuels locaux, des ex-employés licenciés et des personnes considérées comme dangereuses par la police. Le système scanne aussi les armes à feu.Cinq mille étudiants sont soumis à ce contrôle. Mais la mesure fait largement débat. Les adeptes de la technologie argumentent que les auteurs de fusillades dans des écoles sont le plus souvent des étudiants. C'est ainsi que l'auteur d'une fusillade dans une école moyenne de Parkland en Floride en 2018 était un étudiant renvoyé.Dix-sept jeunes furent tués lors de cette fusillade. Les étudiants de cette école créèrent par la suite un vaste mouvement militant pour une législation plus sévère sur les armes aux Etats-Unis. La liste noire de Lockport contiendrait également les visages d'étudiants renvoyés.Les opposants, parmi lesquels des parents d'élèves et des défenseurs du respect de la vie privée, craignent de leur côté que la technologie puisse avoir des effets indésirables et génère des atteintes à la confidentialité. Une enquête effectuée par le gouvernement américain a démontré que la plupart des programmes de reconnaissance faciale font aujourd'hui preuve de discrimination raciale. C'est ainsi que les Asiatiques et les gens de couleur sont plus souvent mal identifiés que les blancs.L'année dernière encore, la ville de San Francisco, berceau du secteur technologique américain, s'était opposée à l'utilisation d'un logiciel de reconnaissance faciale par les services de police.Mais ce sont-là des exceptions, peut-on lire dans le New York Times. Plus de dix cents services de police américains se sont mis à recourir à la technologie de la reconnaissance faciale l'année dernière. Les aéroports et les salles d'événements font de même.Le directeur du ministère américain de la sécurité nationale (DHS) a signalé hier jeudi au Congrès que les gardes-frontières ont déjà appliqué la technologie à plus de 43 millions de personnes. Il en est résulté que 247 personnes utilisant les documents d'autrui ont pu être identifiées.