''Chaque caméra à reconnaissance faciale qu'on installe en rue, dans les parcs, les trains ou les bus, fait qu'on se rapproche toujours plus d'une société de surveillance", déclare Aleid Wolfsen, président de l'Autoriteit Persoonsgegevens néerlandaise.

Les risques d'identification des visages sont trop grands, selon les contrôleurs. Et Wolfsen d'ajouter que cela peut générer une société 'dans laquelle on ne peut plus échapper à l'oeil inquisiteur de systèmes qui vous surveillent, vous reconnaissent et peuvent donc vous tracer toute la journée durant. Vous le savez bien lorsque vous sortez de chez vous: 'Je vais être constamment tenu à l'oeil. C'est oppressant et cela fait en sorte que les gens se sentent moins libres d'être ce qu'ils sont vraiment.'

Pas seulement l'image

Les instances formulent les mêmes objections à l'encontre des systèmes conçus pour identifier les voix, les gestes ou les émotions. Elles veulent aussi l'interdiction de l'intelligence artificielle, qui permet de scinder les gens en fonction de leur genre, de leur nature ou de leur appartenance ethnique. Tout cela peut en effet engendrer de la discrimination.

Les contrôleurs réagissent ainsi aux projets de la Commission européenne. Bruxelles entend notamment permettre d'utiliser l'intelligence artificielle dans la lutte contre la criminalité. Ces projets ne sont cependant pas encore prêts, puisque les pays membres et le Parlement européen doivent encore se pencher sur le sujet.

''Chaque caméra à reconnaissance faciale qu'on installe en rue, dans les parcs, les trains ou les bus, fait qu'on se rapproche toujours plus d'une société de surveillance", déclare Aleid Wolfsen, président de l'Autoriteit Persoonsgegevens néerlandaise.Les risques d'identification des visages sont trop grands, selon les contrôleurs. Et Wolfsen d'ajouter que cela peut générer une société 'dans laquelle on ne peut plus échapper à l'oeil inquisiteur de systèmes qui vous surveillent, vous reconnaissent et peuvent donc vous tracer toute la journée durant. Vous le savez bien lorsque vous sortez de chez vous: 'Je vais être constamment tenu à l'oeil. C'est oppressant et cela fait en sorte que les gens se sentent moins libres d'être ce qu'ils sont vraiment.'Les instances formulent les mêmes objections à l'encontre des systèmes conçus pour identifier les voix, les gestes ou les émotions. Elles veulent aussi l'interdiction de l'intelligence artificielle, qui permet de scinder les gens en fonction de leur genre, de leur nature ou de leur appartenance ethnique. Tout cela peut en effet engendrer de la discrimination.Les contrôleurs réagissent ainsi aux projets de la Commission européenne. Bruxelles entend notamment permettre d'utiliser l'intelligence artificielle dans la lutte contre la criminalité. Ces projets ne sont cependant pas encore prêts, puisque les pays membres et le Parlement européen doivent encore se pencher sur le sujet.