Le service de transport Lyft, qui aime se présenter comme l'alternative éthique à Uber, a entamé une enquête sur certains de ses collaborateurs qui auraient abusé de leur accès au système pour demander des renseignements sur des clients. Voilà ce que Lyft a reconnu auprès du site technologique The Information.

Lyft explique qu'il a lancé son enquête suite à une plainte anonyme. "Maintenir la confiance des passagers et des chauffeurs est essentiel pour Lyft", déclare un porte-parole dans un courriel envoyé au site technologique The Verge. "Ces accusations signifieraient une infraction aux règles en vigueur chez Lyft et constitueraient un motif de licenciement. [...] Nous examinons l'affaire."

Il est entre autres question de collaborateurs qui pisteraient leur (ex-)amoureux/se ou qui suivraient 'des personnes attrayantes' clientes de Lyft Line. C'est ainsi que des collaborateurs se seraient vantés d'avoir mis la main sur le numéro de téléphone de Mark Zuckerberg, le directeur de Facebook, en furetant dans les données.

Ces accusations rappellent l'un des nombreux scandales auxquels Uber a dû faire face. L'entreprise aurait utilisé en effet un outil dénommé 'God view' pour pister les passagers et les chauffeurs. De son côté, Lyft insiste sur le fait que seuls les collaborateurs ayant besoin d'un accès aux données des clients, ont la possibilité de visionner celles-ci, et que toutes les demandes d'informations sur des individus sont enregistrées.