C'est un point de vue souvent exprimé: les médias sociaux tels Facebook et les moteurs de recherche comme Google créent des bulles de filtrage (phénomène de restriction de l'information) et des chambres d'écho. Leurs algorithmes filtrent l'info, afin de l'adapter le mieux possible à notre façon de cliquer.

Des chercheurs allemands mettent en doute ce point de vue. Les médias sociaux et les moteurs de recherche font mieux que ce que leur réputation laisse supposer, prétendent-ils.

Une consommation d'infos plus grande et plus diversifiée

Ils se basent sur une analyse du comportement de navigation de plus de cinq milles internautes allemands. Les chercheurs ont vérifié quel est le rôle de chaînons intermédiaires tels Facebook, Twitter et Google lors de la visite de sites d'actualité.

Leur conclusion: l'utilisation de médias sociaux et de moteurs de recherche engendre une consommation d'infos plus grande et plus diversifiée. Pas de bulles de filtrage donc.

"Quiconque visite Facebook ou Google a nettement plus de chances d'entrer en contact avec des articles d'actualité", déclare Frank Mangold de l'université d'Hohenheim dans un communiqué. "Voilà pourquoi l'utilisation de ces chaînons intermédiaires constitue un important mécanisme de la consommation d'infos sur internet."

Par hasard

Pour ce qui est des médias traditionnels comme la télévision et les journaux, les gens découvrent l'actualité uniquement s'ils choisissent sciemment de le faire.

Via Facebook et Google, les gens entrent aussi par hasard en contact avec l'actualité, par exemple si leurs amis Facebook partagent des infos ou s'ils rencontrent des messages importants en contrôlant leurs courriels.

"Peu importe qu'un utilisateur consomme généralement peu ou beaucoup d'infos en ligne, les jours où il passe plus de temps que la normale sur Facebook, Twitter ou Google, il entre en contact avec davantage d'actualités que d'habitude, provenant qui plus est de différentes sources", précise Sebastian Stier de l'institut GESIS-Leibniz de sciences sociales.

Choix conscient

Même si les gens entrent par hasard en contact avec l'actualité par le biais des médias sociaux et des moteurs de recherche, il y a aussi en partie un choix conscient là-derrière. "Certains utilisateurs visitent même des sites comme Facebook et Twitter pour consommer des infos", signale Johannes Breuer de GESIS.

"Les débats précédents portaient souvent sur la peur que les médias sociaux n'engendrent de nouvelles barrières sociales", explique Michael Scharkow de l'université de Mayence. "Nos résultats montrent cependant que les médias sociaux et les moteurs de recherche ont en fait un grand potentiel pour lever les barrières existantes."

D'autres études s'avèrent nécessaires pour voir comment les algorithmes encouragent vraiment cette consommation d'infos occasionnelle, selon les chercheurs.

L'étude a été effectuée par des chercheurs de l'université Johannes Gutenberg de Mayence (Mainz), de l'université d'Hohenheim et de l'institut GESIS-Leibniz de sciences sociales de Cologne (Köln). Elle a été publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

C'est un point de vue souvent exprimé: les médias sociaux tels Facebook et les moteurs de recherche comme Google créent des bulles de filtrage (phénomène de restriction de l'information) et des chambres d'écho. Leurs algorithmes filtrent l'info, afin de l'adapter le mieux possible à notre façon de cliquer.Des chercheurs allemands mettent en doute ce point de vue. Les médias sociaux et les moteurs de recherche font mieux que ce que leur réputation laisse supposer, prétendent-ils.Ils se basent sur une analyse du comportement de navigation de plus de cinq milles internautes allemands. Les chercheurs ont vérifié quel est le rôle de chaînons intermédiaires tels Facebook, Twitter et Google lors de la visite de sites d'actualité.Leur conclusion: l'utilisation de médias sociaux et de moteurs de recherche engendre une consommation d'infos plus grande et plus diversifiée. Pas de bulles de filtrage donc."Quiconque visite Facebook ou Google a nettement plus de chances d'entrer en contact avec des articles d'actualité", déclare Frank Mangold de l'université d'Hohenheim dans un communiqué. "Voilà pourquoi l'utilisation de ces chaînons intermédiaires constitue un important mécanisme de la consommation d'infos sur internet."Pour ce qui est des médias traditionnels comme la télévision et les journaux, les gens découvrent l'actualité uniquement s'ils choisissent sciemment de le faire.Via Facebook et Google, les gens entrent aussi par hasard en contact avec l'actualité, par exemple si leurs amis Facebook partagent des infos ou s'ils rencontrent des messages importants en contrôlant leurs courriels."Peu importe qu'un utilisateur consomme généralement peu ou beaucoup d'infos en ligne, les jours où il passe plus de temps que la normale sur Facebook, Twitter ou Google, il entre en contact avec davantage d'actualités que d'habitude, provenant qui plus est de différentes sources", précise Sebastian Stier de l'institut GESIS-Leibniz de sciences sociales.Même si les gens entrent par hasard en contact avec l'actualité par le biais des médias sociaux et des moteurs de recherche, il y a aussi en partie un choix conscient là-derrière. "Certains utilisateurs visitent même des sites comme Facebook et Twitter pour consommer des infos", signale Johannes Breuer de GESIS."Les débats précédents portaient souvent sur la peur que les médias sociaux n'engendrent de nouvelles barrières sociales", explique Michael Scharkow de l'université de Mayence. "Nos résultats montrent cependant que les médias sociaux et les moteurs de recherche ont en fait un grand potentiel pour lever les barrières existantes."D'autres études s'avèrent nécessaires pour voir comment les algorithmes encouragent vraiment cette consommation d'infos occasionnelle, selon les chercheurs.L'étude a été effectuée par des chercheurs de l'université Johannes Gutenberg de Mayence (Mainz), de l'université d'Hohenheim et de l'institut GESIS-Leibniz de sciences sociales de Cologne (Köln). Elle a été publiée dans le Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).