Le courrier envoyé qu'Axios a pu visionner, requiert un contrôle indépendant de l'audit and risk oversight committee, plus précisément un contrôle de l'organe de surveillance interne de Facebook/Meta. Et ce, spécifiquement dans l'optique des risques pour la sécurité publique et l'intérêt général.

Harrington Associates et Park Foundation notamment, deux actionnaires de Facebook, conjointement avec l'organisation non marchande Campaign for Accountability, exigent que soit présenté ce type de contrôle lors de la réunion des actionnaires de Meta.

La décision revient à Zuckerberg

Il y a peu de chance que cette demande soit approuvée. Même si Facebook (aujourd'hui Meta) est une entreprise cotée en bourse, elle dispose d'une structure d'actionnaires, qui fait que le fondateur et CEO, Mark Zuckerberg, possède 58 pour cent des actions donnant droit au vote. Cela signifie que même s'il ne dispose pas de la moitié de l'entreprise, il continue néanmoins à prendre toutes les décisions.

Ce n'est pas la première fois qu'un appel extérieur est lancé en vue d'exercer un contrôle renforcé et une meilleure gestion de Facebook. C'est ainsi par exemple qu'après les campagnes de désinformation russes, qui avaient contribué à l'élection de Trump, il y avait eu une demande similaire en 2018. Le rôle du comité d'audit chez Facebook avait alors bien été étendu, mais pas dans la mesure souhaitée.

Nouvelle vague de scandales

Il en sera probablement ainsi cette fois encore, car Meta est de nouveau fortement pointée du doigt au niveau tant politique que sociétal. L'entreprise n'avait en effet pas découvert qu'un coup d'état avait été planifié sur sa plate-forme au début de cette année. Il y eut aussi cette amende trop élevée versée au régulateur américain FTC, afin de permettre de ne pas poursuivre Zuckerberg en personne.

Mais le principal émoi fut causé par la fuite de documents du lanceur d'alertes Frances Haugen. Ces documents montrent notamment que Facebook sait qu'Instagram est nuisible pour les jeunes au point de les inciter au suicide, alors que l'entreprise y tient des listes de VIP autorisés à enfreindre les règles.

Le fait le plus grave est toutefois peut-être que Facebook n'a généralement rien fait ou n'a réagi que trop tardivement contre la désinformation et les campagnes de haine lancées à Myanmar contre les Rohingyas, un groupe ethnique majoritairement musulman, qui a été traqué et décimé dans ce pays. Les propos haineux et les mensonges qui furent alors propagés, causèrent la fuite de centaines de milliers de personnes et l'exécution de quelque 25.000 d'entre eux, sans la moindre intervention de Facebook.

Ce genre d'événement démontre que Facebook, qui enregistre trois milliards de dollars de bénéfice par mois environ, ne réussit encore et toujours pas à sécuriser sa plate-forme pour ses utilisateurs, alors que l'entreprise entend pleinement investir dans le métavers, une nouveau mode d'interaction sociale, mais probablement avec les mêmes pierres d'achoppement contre lesquelles elle ne réagit aujourd'hui pas ou trop tard.

Le courrier envoyé qu'Axios a pu visionner, requiert un contrôle indépendant de l'audit and risk oversight committee, plus précisément un contrôle de l'organe de surveillance interne de Facebook/Meta. Et ce, spécifiquement dans l'optique des risques pour la sécurité publique et l'intérêt général.Harrington Associates et Park Foundation notamment, deux actionnaires de Facebook, conjointement avec l'organisation non marchande Campaign for Accountability, exigent que soit présenté ce type de contrôle lors de la réunion des actionnaires de Meta.Il y a peu de chance que cette demande soit approuvée. Même si Facebook (aujourd'hui Meta) est une entreprise cotée en bourse, elle dispose d'une structure d'actionnaires, qui fait que le fondateur et CEO, Mark Zuckerberg, possède 58 pour cent des actions donnant droit au vote. Cela signifie que même s'il ne dispose pas de la moitié de l'entreprise, il continue néanmoins à prendre toutes les décisions.Ce n'est pas la première fois qu'un appel extérieur est lancé en vue d'exercer un contrôle renforcé et une meilleure gestion de Facebook. C'est ainsi par exemple qu'après les campagnes de désinformation russes, qui avaient contribué à l'élection de Trump, il y avait eu une demande similaire en 2018. Le rôle du comité d'audit chez Facebook avait alors bien été étendu, mais pas dans la mesure souhaitée.Il en sera probablement ainsi cette fois encore, car Meta est de nouveau fortement pointée du doigt au niveau tant politique que sociétal. L'entreprise n'avait en effet pas découvert qu'un coup d'état avait été planifié sur sa plate-forme au début de cette année. Il y eut aussi cette amende trop élevée versée au régulateur américain FTC, afin de permettre de ne pas poursuivre Zuckerberg en personne.Mais le principal émoi fut causé par la fuite de documents du lanceur d'alertes Frances Haugen. Ces documents montrent notamment que Facebook sait qu'Instagram est nuisible pour les jeunes au point de les inciter au suicide, alors que l'entreprise y tient des listes de VIP autorisés à enfreindre les règles.Le fait le plus grave est toutefois peut-être que Facebook n'a généralement rien fait ou n'a réagi que trop tardivement contre la désinformation et les campagnes de haine lancées à Myanmar contre les Rohingyas, un groupe ethnique majoritairement musulman, qui a été traqué et décimé dans ce pays. Les propos haineux et les mensonges qui furent alors propagés, causèrent la fuite de centaines de milliers de personnes et l'exécution de quelque 25.000 d'entre eux, sans la moindre intervention de Facebook. Ce genre d'événement démontre que Facebook, qui enregistre trois milliards de dollars de bénéfice par mois environ, ne réussit encore et toujours pas à sécuriser sa plate-forme pour ses utilisateurs, alors que l'entreprise entend pleinement investir dans le métavers, une nouveau mode d'interaction sociale, mais probablement avec les mêmes pierres d'achoppement contre lesquelles elle ne réagit aujourd'hui pas ou trop tard.