Voilà ce qu'ont découvert par hasard Renée DiResta et Josh Goldstein du Stanford Internet Observatory. DiResta a elle-même reçu un message sur Linkedin d'un certain 'Keenan Ramsey' contenant une présentation en vue de lui vendre du software. Mais très vite, elle remarqua que le profil en question était un faux.

Cela se passa à plusieurs reprises, chaque fois avec d'autres profils mais avec le même message. Très rapidement, le duo se rendit compte qu'il s'agissait de photos générées automatiquement. Elles ont un aspect très réaliste, mais sont caractérisées par certains manquements. Dans un cas, la femme sur la photo n'avait qu'une seule boucle d'oreille, alors que des parties de sa chevelure étaient floues. Quasiment toujours, la personne (fictive) sur la photo se trouve en outre dans une position très centrale sur un fonds équivoque.

On trouve assez souvent du spam sur les réseaux sociaux, mais dans le cas qui nous occupe, il s'agissait bien d'une offre légitime, ce qui rendait l'affaire encore plus spéciale. L'américain NPR a co-examiné quelques cas et en est arrivé à la conclusion qu'il s'agit d'une astuce de vente.

Dans la pratique, des entreprises sont contactées via un faux profil LinkedIn. Si elles montrent de l'intérêt, c'est alors un vendeur bien réel qui prend le relais. De cette manière, des organisations peuvent plus souvent aller frapper aux portes en recourant à un 'nouveau' visage, selon NPR, ce qui leur évite de devoir rechercher de nouvelles personnes à chaque fois.

RingCentral

Les faux profils travaillaient soi-disant pour plusieurs entreprises, mais une soixantaine affirmait oeuvrer pour la firme de communication dans le nuage RingCentral. A NPR, RingCentral déclare ne rien savoir à propos des faux profils et ne pas approuver ce genre de pratique. Elle collabore cependant avec des entreprises externes pour atteindre des clients potentiels, mais la pratique ne semble pas émaner de la firme elle-même.

De son côté, LinkedIn condamne également la pratique. Elle supprime activement les faux profils. C'est ainsi qu'au cours des dix premiers mois de 2021, elle a annulé quelque 15 millions de comptes, souvent dès qu'ils sont créés. Mais ici également, on insiste sur le fait que ce n'est pas autorisé.

La pratique est certes relativement inoffensive par rapport à la désinformation ou au spam frauduleux qui se manifestent entre autres sur Twitter et Facebook. Mais il s'agit quand même d'une singulière évolution. Quiconque se voit contacter sur LinkedIn par un argument de vente provenant d'un profil à l'aspect très générique, est donc peut-être en train de parler avec un faux profil.

Voilà ce qu'ont découvert par hasard Renée DiResta et Josh Goldstein du Stanford Internet Observatory. DiResta a elle-même reçu un message sur Linkedin d'un certain 'Keenan Ramsey' contenant une présentation en vue de lui vendre du software. Mais très vite, elle remarqua que le profil en question était un faux.Cela se passa à plusieurs reprises, chaque fois avec d'autres profils mais avec le même message. Très rapidement, le duo se rendit compte qu'il s'agissait de photos générées automatiquement. Elles ont un aspect très réaliste, mais sont caractérisées par certains manquements. Dans un cas, la femme sur la photo n'avait qu'une seule boucle d'oreille, alors que des parties de sa chevelure étaient floues. Quasiment toujours, la personne (fictive) sur la photo se trouve en outre dans une position très centrale sur un fonds équivoque.On trouve assez souvent du spam sur les réseaux sociaux, mais dans le cas qui nous occupe, il s'agissait bien d'une offre légitime, ce qui rendait l'affaire encore plus spéciale. L'américain NPR a co-examiné quelques cas et en est arrivé à la conclusion qu'il s'agit d'une astuce de vente.Dans la pratique, des entreprises sont contactées via un faux profil LinkedIn. Si elles montrent de l'intérêt, c'est alors un vendeur bien réel qui prend le relais. De cette manière, des organisations peuvent plus souvent aller frapper aux portes en recourant à un 'nouveau' visage, selon NPR, ce qui leur évite de devoir rechercher de nouvelles personnes à chaque fois.Les faux profils travaillaient soi-disant pour plusieurs entreprises, mais une soixantaine affirmait oeuvrer pour la firme de communication dans le nuage RingCentral. A NPR, RingCentral déclare ne rien savoir à propos des faux profils et ne pas approuver ce genre de pratique. Elle collabore cependant avec des entreprises externes pour atteindre des clients potentiels, mais la pratique ne semble pas émaner de la firme elle-même.De son côté, LinkedIn condamne également la pratique. Elle supprime activement les faux profils. C'est ainsi qu'au cours des dix premiers mois de 2021, elle a annulé quelque 15 millions de comptes, souvent dès qu'ils sont créés. Mais ici également, on insiste sur le fait que ce n'est pas autorisé.La pratique est certes relativement inoffensive par rapport à la désinformation ou au spam frauduleux qui se manifestent entre autres sur Twitter et Facebook. Mais il s'agit quand même d'une singulière évolution. Quiconque se voit contacter sur LinkedIn par un argument de vente provenant d'un profil à l'aspect très générique, est donc peut-être en train de parler avec un faux profil.