Kestens a expliqué son projet ce week-end à nos collègues de Canal Z dans Z-Talk. Il y affirme que Spencer.cash n'est pas une banque virtuelle, mais bien une application que vous pouvez combiner à vos comptes bancaires et qui émet des conseils proactifs ou des avertissements.

Le concept même de l'entreprise repose sur la directive PSD2. Cette réglementation européenne stipule que les banques doivent partager leurs données (après approbation du client) avec d'autres entreprises. Cela signifie que vous pouvez donner à certaines applis accès à votre compte, ce qui leur permet d'analyser vos opérations. "Il vous est ainsi possible de faire gérer votre compte, exécuter des transactions ou effectuer une analyse des données par des acteurs tiers", explique Kestens.

Kestens lui-même décrit Spencer comme une meilleure interface pour les applis bancaires, mais aussi comme un conseiller personnel. Son appli entend contrôler pro-activement les dépenses, prévenir en cas d'anormalités, mais aussi conseiller au cas où certains achats (habituels) s'avèreraient plus économiques ailleurs.

Il n'a cependant pas encore complètement levé le voile sur le modèle commercial qu'il compte appliquer. Mais une partie reposera sur la vente de données anonymes aux entreprises, comme il l'a confié à Canal Z. C'est début février qu'on avait apprenait que Dries Buytaert (l'homme à l'initiative de Drupal et Acquia) allait investir dans une jeune entreprise fintech.

L'objectif est de lancer le service durant l'automne, surtout du fait que toutes les banques ne sont actuellement pas encore prêtes de fournir un accès à leurs comptes. L'entreprise débutera en Belgique et entend ensuite démarrer rapidement aussi au Luxembourg, aux Pays-Bas, en France et, à terme, dans toute l'Europe.

Découvrez ici l'interview complète de Davy Kestens.