La plainte déposée pas Daimler n'est pas très concrète, mais l'entreprise déclare dans un communiqué vouloir la clarté "à propos de la manière dont des brevets essentiels pour les normes de télécommunications sont proposés sous licence à l'industrie automobile."

Et d'ajouter qu'un accès honnête et non-discriminatoire à ces normes représente une exigence fondamentale pour le développement de nouveaux produits et service pour les véhicules connectés.

Daimler souhaite donc que Nokia mette à sa disposition et à un prix correct la technologie que l'entreprise a mise au point en son temps. Pour sa part, Nokia affirme qu'elle propose bien une large gamme d'options de licence, mais que Daimler tente de contourner l'achat desdites licences. "Daimler a refusé de prendre des licences sur des inventions de Nokia qu'elle utilise pourtant déjà", affirme Nokia à l'agence de presse Reuters.

Les litiges en matière de brevets ne sont pas rares dans l'industrie, mais concernent généralement des entreprises technologiques entre elles. Dans ce cas-ci, Nokia, qui fut au début des années 2000 le plus important fabricant de téléphones au monde, dispose d'un vaste éventail de brevets basés sur des technologies qui équipent aujourd'hui d'origine des appareils mobiles. A présent que les constructeurs automobiles souhaitent lancer des voitures autonomes toujours plus connectées, ils font également appel à des techniques brevetées, ce qui fait qu'ils doivent conclure des accords avec des acteurs tels Nokia pour pouvoir utiliser leur technologie.