La 5G est bien partie pour devenir la technologie la plus rapidement adoptée dans l'histoire des télécommunications mobiles. C'est du moins ce que révèle le Mobility Report du fournisseur de réseaux Ericsson. Chaque jour qui passe au niveau mondial, c'est quasiment un million de clients supplémentaires qui se connectent à un réseau 5G. Rien qu'au premier trimestre de cette année, le nombre d'abonnements 5G en combinaison avec un smartphone 5G (ou tout autre appareil équipé d'une puce 5G) a crû de 70 millions. Ericsson s'attend à ce que le compteur atteigne les 580 millions d'ici la fin de l'année.

L'Europe a manqué le premier train

Mais les différences régionales sont encore et toujours très grandes. Ce sont surtout la Chine, le Japon, la Corée, l'Amérique du Nord et les Etats du Golfe Arabique qui mènent la danse 5G. L'Europe est sortie lentement des starting-blocks et continue d'accuser du retard. Surtout dans notre pays, où les chamailleries politiques ont, comme on le sait, engendré pas mal de retard (cf. encadré).

Il n'empêche que dans la 20ème édition de son Mobility Report, Ericsson confirme bien que la 5G sera la technologie mobile la plus rapidement adoptée de tous les temps. Le fournisseur cite des chiffres pour justifier sa position. D'ici la fin de 2026 déjà, il devrait y avoir 3,5 milliards d'abonnements 5G, et Ericsson s'attend à ce que 60 pour cent de la population aient accès à un réseau 5G. Le seuil du milliard d'abonnements 5G serait atteint deux ans plus vite que ce qui avait été nécessaire pour la 4G.

L'utilisation de données toujours en plein boum

Aujourd'hui déjà, on annonce plus de 300 smartphones 5G déjà disponibles. L'ère de la post-pandémie pourrait également accélérer encore l'adoption de la 5G: surtout si les entreprises veulent de plus en plus de réseaux 5G privés ou envisagent des rentrées avec de nouvelles applications 5G.

Les smartphones - surtout vidéos - continuent provisoirement aussi à booster la consommation de données. En Europe Occidentale, un seul smartphone consomme actuellement quelque 15 Go de données mobiles par mois. D'ici 2026, Ericsson pense qu'on atteindra les 47 Go par mois en Europe Occidentale.

Pour souligner encore un peu plus la croissance exponentielle de la consommation de données, nous vous soumettons encore quelques chiffres tirés du rapport. Le trafic de données mobiles au niveau mondial - sans accès sans fil fixe pour être précis - avait fin de l'année dernière déjà atteint 49 exa-octets (Eo) par mois. Un exa-octet correspond à 1.000 péta-octets ou à 1.000.000.000.000.000.000 d'octets. D'ici 2026, on table sur 237 exa-octets par mois. Cela illustre bien pourquoi le délestage via la fibre optique représente une nécessité pour les opérateurs: pas de réseau 5G sans fibre, afin de faire face à l'afflux du trafic.

Qu'en est-il de la 5G dans notre pays?

  • Fin mai, les différents gouvernements du pays ont donné leur feu vert pour la mise aux enchères des fréquences 5G. Cela s'est passé suite à d'interminables palabres sur une répartition des rentrées. Cette discussion n'est du reste pas encore vraiment terminée: le Comité de concertation a en effet opté pour un report de la décision finale.
  • La décision d'un éventuel quatrième opérateur - autre point de palabres - pourrait être prise avant l'été encore.
  • Cegeka et Citymesh se sont entre-temps porté candidats pour devenir ce quatrième acteur télécom à part entière.
  • Le régulateur télécom IBPT a besoin de cinq à six mois pour organiser les enchères. Cela signifie que les enchères à propos de l'utilisation des fréquences 5G sont à présent prévues pour le printemps 2022.
  • Les opérateurs, qui achèteront le spectre 5G nécessaire, se verront imposer des conditions de licence (tout comme cela avait été aussi le cas pour la 4G et la 3G). Au bout d'une année, 70 pour cent de la population devraient avoir accès à la 5G. Un an plus tard, on devrait atteindre les 99,5 pour cent.
  • En janvier de cette année, la ministre des télécommunications Petra De Sutter avait expliqué à la Chambre que pour mi-2023, une couverture réseautique de 70 pour cent devrait être atteinte.
  • Entre-temps, les opérateurs ont déjà effectué des choix technologiques. Proximus et Orange ont opté pour la firme finnoise Nokia et la suédoise Ericsson. Pour le déploiement de son réseau 5G mobile rapide, Telenet s'associe également avec Ericsson et Nokia en combinaison avec Google Cloud. Les entreprises chinoises ZTE et Huawei ne sont donc pas prises en considération.
  • Quant à savoir sir les entreprises belges attendent vraiment avec impatience l'arrivée de la 5G, on n'en sait trop rien jusqu'à présent.
La 5G est bien partie pour devenir la technologie la plus rapidement adoptée dans l'histoire des télécommunications mobiles. C'est du moins ce que révèle le Mobility Report du fournisseur de réseaux Ericsson. Chaque jour qui passe au niveau mondial, c'est quasiment un million de clients supplémentaires qui se connectent à un réseau 5G. Rien qu'au premier trimestre de cette année, le nombre d'abonnements 5G en combinaison avec un smartphone 5G (ou tout autre appareil équipé d'une puce 5G) a crû de 70 millions. Ericsson s'attend à ce que le compteur atteigne les 580 millions d'ici la fin de l'année.Mais les différences régionales sont encore et toujours très grandes. Ce sont surtout la Chine, le Japon, la Corée, l'Amérique du Nord et les Etats du Golfe Arabique qui mènent la danse 5G. L'Europe est sortie lentement des starting-blocks et continue d'accuser du retard. Surtout dans notre pays, où les chamailleries politiques ont, comme on le sait, engendré pas mal de retard (cf. encadré). Il n'empêche que dans la 20ème édition de son Mobility Report, Ericsson confirme bien que la 5G sera la technologie mobile la plus rapidement adoptée de tous les temps. Le fournisseur cite des chiffres pour justifier sa position. D'ici la fin de 2026 déjà, il devrait y avoir 3,5 milliards d'abonnements 5G, et Ericsson s'attend à ce que 60 pour cent de la population aient accès à un réseau 5G. Le seuil du milliard d'abonnements 5G serait atteint deux ans plus vite que ce qui avait été nécessaire pour la 4G.Aujourd'hui déjà, on annonce plus de 300 smartphones 5G déjà disponibles. L'ère de la post-pandémie pourrait également accélérer encore l'adoption de la 5G: surtout si les entreprises veulent de plus en plus de réseaux 5G privés ou envisagent des rentrées avec de nouvelles applications 5G.Les smartphones - surtout vidéos - continuent provisoirement aussi à booster la consommation de données. En Europe Occidentale, un seul smartphone consomme actuellement quelque 15 Go de données mobiles par mois. D'ici 2026, Ericsson pense qu'on atteindra les 47 Go par mois en Europe Occidentale.Pour souligner encore un peu plus la croissance exponentielle de la consommation de données, nous vous soumettons encore quelques chiffres tirés du rapport. Le trafic de données mobiles au niveau mondial - sans accès sans fil fixe pour être précis - avait fin de l'année dernière déjà atteint 49 exa-octets (Eo) par mois. Un exa-octet correspond à 1.000 péta-octets ou à 1.000.000.000.000.000.000 d'octets. D'ici 2026, on table sur 237 exa-octets par mois. Cela illustre bien pourquoi le délestage via la fibre optique représente une nécessité pour les opérateurs: pas de réseau 5G sans fibre, afin de faire face à l'afflux du trafic.