L'impression 3D à l'échelle industrielle a le vent en poupe dans notre pays, comme il ressort d'une étude de la fédération technologique Agoria, de l'agence de consultance PwC et du centre de recherche technologique Sirris.

L'étude a spécifiquement examiné ce qu'on appelle l''additive manufacturing', une forme d'impression 3D, par laquelle l'imprimante réalise un produit en 3D couche après couche. La technologie existe depuis une trentaine d'années déjà, mais s'est surtout nettement améliorée cette dernière décennie. Elle est notamment utilisée pour des prothèses réalisées sur mesure dans les soins de santé, ou pour des semelles sur mesure dans le secteur des chaussures de course.

Dans le cadre de cette étude, pas moins de 95 entreprises d'impression 3D ont été interrogées. La moitié environ table sur une croissance de dix pour cent de ses rentrées et croit que le secteur générera des emplois supplémentaires. 'Même si l'étude indique que le potentiel de croissance de cette technologie est très important, il reste des obstacles en matière de certification, qualification, financement et enseignement', affirme Marc Lambotte, CEO d'Agoria, dans un communiqué de presse. Actuellement,il n'existe pas de certification AM et de qualification en articles et produits imprimés en 3D.

L'étude sort le jour même, où le fabricant d'imprimantes HP et le géant technologique Siemens annoncent qu'ils vont collaborer plus étroitement. HP est depuis tout un temps actif dans l'impression 3D et introduit une nouvelle imprimante: la HP Jet Fusion 5200. L'imprimante, qui cible les grands constructeurs industriels, devrait être plus rapide et plus économe que celles qui l'ont précédée. Elle est lancée en collaboration avec Siemens, qui va supporter son intégration via sa division Digital Enterprises.