Toute personne qui reçoit une nouvelle eID doit faire enregistrer ses empreintes digitales. Si cette mesure a été critiquée par les défenseurs de la vie privée et les experts, elle n'en a pas moins été imposée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Jan Jambon (N-VA) ainsi que par son successeur Pieter De Crem (CD&V).

L'enregistrement a débuté fin 2019 dans le cadre d'une phase de test regroupant 25 communes. Le plan initial prévoyait un déploiement à partir de février 2020. Mais le corona a changé la donne de sorte qu'il aura fallu attendre le 26 novembre 2020 pour que toutes les communes imposent l'enregistrement des empreintes digitales sur toute nouvelle eID. Entre-temps, on recensait (à la date du 8 janvier 2022) 620.214 eID émises avec les empreintes digitales.

Quelle criminalité, et plus spécifiquement quelle fraude à l'identité, cette technique a-t-elle désormais permis d'éviter ou a pu identifier? Data News a pris contact avec l'Intérieur pour demander combien de cas de fraude à l'identité ou autres délis ont été recensés plus d'un an après l'entrée en vigueur de l'enregistrement obligatoire. Au SPF, on nous a renvoyés à la Police fédérale. Celle-ci nous a répondu qu'aucune statistique n'était tenue spécifiquement sur les empreintes digitales.

Cela étant, des chiffres existent sur la criminalité à l'identité. Ceux-ci augmentent depuis dix ans déjà, mais ne sont pas pertinents dans ce domaine-ci puisqu'ils couvrent nettement plus que l'utilisation frauduleuse d'une carte d'identité. En outre, seuls les chiffres pour le premier semestre de 2021 sont actuellement disponibles.

Dans l'ensemble, il faut constater qu'après un départ timide, l'enregistrement des empreintes digitales sur l'eID est maintenant une réalité pour toute nouvelle carte. Par ailleurs, aucune information n'est recueillie sur le fait que la fraude à l'identité ou toute autre criminalité pourrait être limitée, voire éradiquée.

Toute personne qui reçoit une nouvelle eID doit faire enregistrer ses empreintes digitales. Si cette mesure a été critiquée par les défenseurs de la vie privée et les experts, elle n'en a pas moins été imposée par le ministre de l'Intérieur de l'époque, Jan Jambon (N-VA) ainsi que par son successeur Pieter De Crem (CD&V). L'enregistrement a débuté fin 2019 dans le cadre d'une phase de test regroupant 25 communes. Le plan initial prévoyait un déploiement à partir de février 2020. Mais le corona a changé la donne de sorte qu'il aura fallu attendre le 26 novembre 2020 pour que toutes les communes imposent l'enregistrement des empreintes digitales sur toute nouvelle eID. Entre-temps, on recensait (à la date du 8 janvier 2022) 620.214 eID émises avec les empreintes digitales. Quelle criminalité, et plus spécifiquement quelle fraude à l'identité, cette technique a-t-elle désormais permis d'éviter ou a pu identifier? Data News a pris contact avec l'Intérieur pour demander combien de cas de fraude à l'identité ou autres délis ont été recensés plus d'un an après l'entrée en vigueur de l'enregistrement obligatoire. Au SPF, on nous a renvoyés à la Police fédérale. Celle-ci nous a répondu qu'aucune statistique n'était tenue spécifiquement sur les empreintes digitales. Cela étant, des chiffres existent sur la criminalité à l'identité. Ceux-ci augmentent depuis dix ans déjà, mais ne sont pas pertinents dans ce domaine-ci puisqu'ils couvrent nettement plus que l'utilisation frauduleuse d'une carte d'identité. En outre, seuls les chiffres pour le premier semestre de 2021 sont actuellement disponibles. Dans l'ensemble, il faut constater qu'après un départ timide, l'enregistrement des empreintes digitales sur l'eID est maintenant une réalité pour toute nouvelle carte. Par ailleurs, aucune information n'est recueillie sur le fait que la fraude à l'identité ou toute autre criminalité pourrait être limitée, voire éradiquée.