Lumen est, tout comme Cogent, un fournisseur de réseaux dorsaux ('backbone provider'). Il annonce arrêter ses activités en Russie, même s'il apporte lui-même la nuance, selon laquelle sa présence numérique et physique dans ce pays est 'très limitée'. Comme principale raison, l'entreprise cite l'accroissement des risques de sécurité en Russie, même si elle n'a elle-même pas encore connu de perturbations de réseau.

Pour sa part, Cloudflare signale qu'elle reste présente tant en Russie qu'en Ukraine, mais en prenant pas mal de mesures. C'est ainsi que du matériel de cryptage important sera retiré des centres de données russes, ukrainiens et biélorusses et que le cryptage sera effectué à distance.

Clé conservée ailleurs

Le cryptage proprement dit se fera à présent sur base de la technologie Keyless SSL, par laquelle les sessions cryptées seront réalisées séparément par le biais d'un centre de données établi dans une zone sûre.

Autre mesure: l'équipement présent dans les pays susmentionnés s'arrêtera automatiquement en cas de panne de courant ou d'interruption de la connexion internet. Les données dans ces centres seront cryptées, mais la clé ne sera pas conservée sur place.

En outre, Cloudflare déclare avoir observé dès avant l'invasion plusieurs attaques numériques ciblant l'Ukraine, mais qu'elle reste active aussi pour les plus de soixante organisations présentes dans le pays agressé. Un quart d'entre elles sont nouvelles depuis le début du conflit. Cloudflare entend proposer gratuitement ses services aux organisations du pays, qui aspirent à une plus solide protection numérique.

Bien présente, mais...

Il n'est pas prévu de stopper les activités de Cloudfare en Russie, ce qu'ont pourtant annoncé de nombreuses entreprises la semaine dernière. Même s'il y a souvent un 'mais' à ajouter. C'est ainsi que Cloudflare accepte de suivre les sanctions imposées, ce qui signifie que plusieurs banques, le gouvernement ou les acteurs à l'initiative de campagnes d'influence ne sont plus les bienvenus. Les nouveaux clients dans la région ne bénéficieront plus non plus d'un accès payant à ses réseaux et systèmes.

A la question de savoir pourquoi l'entreprise n'arrête alors pas complètement ses activités en Russie, elle répond que le sujet a été discuté avec des experts pour peser le pour et le contre. Cloudflare en conclut que la Russie a justement besoin de plus d'accès à internet.

Elle souligne que le gouvernement russe a souvent menacé de bloquer certains services de l'entreprise, mais qu'elle pourrait par ailleurs s'avérer un acteur utile en vue d'offrir aux Russes un accès à l'internet mondial ou du moins à ce qu'il en reste après les blocages des autorités. Cloudflare suspend donc bien ses activités pour les organisations faisant l'objet de sanctions internationales, mais reste active, parce qu'elle estime qu'elle peut jouer un rôle en faveur d'un internet ouvert et sûr.

Lumen est, tout comme Cogent, un fournisseur de réseaux dorsaux ('backbone provider'). Il annonce arrêter ses activités en Russie, même s'il apporte lui-même la nuance, selon laquelle sa présence numérique et physique dans ce pays est 'très limitée'. Comme principale raison, l'entreprise cite l'accroissement des risques de sécurité en Russie, même si elle n'a elle-même pas encore connu de perturbations de réseau.Pour sa part, Cloudflare signale qu'elle reste présente tant en Russie qu'en Ukraine, mais en prenant pas mal de mesures. C'est ainsi que du matériel de cryptage important sera retiré des centres de données russes, ukrainiens et biélorusses et que le cryptage sera effectué à distance.Le cryptage proprement dit se fera à présent sur base de la technologie Keyless SSL, par laquelle les sessions cryptées seront réalisées séparément par le biais d'un centre de données établi dans une zone sûre.Autre mesure: l'équipement présent dans les pays susmentionnés s'arrêtera automatiquement en cas de panne de courant ou d'interruption de la connexion internet. Les données dans ces centres seront cryptées, mais la clé ne sera pas conservée sur place.En outre, Cloudflare déclare avoir observé dès avant l'invasion plusieurs attaques numériques ciblant l'Ukraine, mais qu'elle reste active aussi pour les plus de soixante organisations présentes dans le pays agressé. Un quart d'entre elles sont nouvelles depuis le début du conflit. Cloudflare entend proposer gratuitement ses services aux organisations du pays, qui aspirent à une plus solide protection numérique.Il n'est pas prévu de stopper les activités de Cloudfare en Russie, ce qu'ont pourtant annoncé de nombreuses entreprises la semaine dernière. Même s'il y a souvent un 'mais' à ajouter. C'est ainsi que Cloudflare accepte de suivre les sanctions imposées, ce qui signifie que plusieurs banques, le gouvernement ou les acteurs à l'initiative de campagnes d'influence ne sont plus les bienvenus. Les nouveaux clients dans la région ne bénéficieront plus non plus d'un accès payant à ses réseaux et systèmes.A la question de savoir pourquoi l'entreprise n'arrête alors pas complètement ses activités en Russie, elle répond que le sujet a été discuté avec des experts pour peser le pour et le contre. Cloudflare en conclut que la Russie a justement besoin de plus d'accès à internet.Elle souligne que le gouvernement russe a souvent menacé de bloquer certains services de l'entreprise, mais qu'elle pourrait par ailleurs s'avérer un acteur utile en vue d'offrir aux Russes un accès à l'internet mondial ou du moins à ce qu'il en reste après les blocages des autorités. Cloudflare suspend donc bien ses activités pour les organisations faisant l'objet de sanctions internationales, mais reste active, parce qu'elle estime qu'elle peut jouer un rôle en faveur d'un internet ouvert et sûr.