'Nous sommes très satisfaits de cette décision. Je pense que la ministre compétente a tout fait pour permettre de faire jouer le marché', déclare Mitch De Geest, CEO de Citymesh, à Data News. 'Les enchères se feront de manière flexible, ce qui nous donnera en tant qu'acteur B2B l'opportunité d'acheter un fragment du spectre ou tout (pour un quatrième opérateur, ndlr). Mais il se peut aussi qu'un acteur étranger se manifeste, qui pourra aussi émettre une offre.'

Le feu est donc au vert non seulement pour un quatrième acteur, mais peut-être aussi pour un cinquième ou un sixième, mais uniquement sur le marché professionnel. Il en résulte pour Citymesh qu'il faudra encore attendre un peu pour savoir quel trajet suivre. 'Je ne serai vraiment rassuré qu'après les enchères, lorsque nous aurons les blocs spectraux que nous voulions, mais cela fait évidemment partie du jeu des enchères que nous attendons avec impatience.'

Marché professionnel ou pour tout le monde?

Citymesh, qui a depuis l'an dernier Cegeka comme actionnaire principal, avait laissé entendre au début de cette année vouloir devenir un quatrième opérateur à part entière sur le marché professionnel. Ensuite, l'entreprise déclara ambitionner aussi de desservir le marché à la consommation et donc de concurrencer à cent pour cent Proximus, Orange et Telenet/Base.

Ce scénario exige toutefois d'énormes investissements, comme un propre réseau national, mais aussi des éléments plus pratiques tels un helpdesk et un canal de vente au détail. De Geest n'exclut par ailleurs pas que son entreprise collabore avec un autre acteur: 'Notre projet cible principalement le marché industriel. Mais si les enchères se passent très bien pour nous, et que nous pouvons mettre la main sur un spectre suffisant, toutes les possibilités sont alors ouvertes.'

Beltug: content, mais l'incertitude demeure

Chez Beltug, qui représente quasiment 2.000 CIO et décideurs ICT, réagit positivement, mais se montre néanmoins critique vis-à-vis de la décision concernant l'acteur sur le marché à la consommation.

'Nous sommes avant tout contents qu'une décision soit tombée', déclare la CEO Danielle Jacobs. Mais son organisation se réjouit moins du fait que le B2C arrive en premier lieu. 'Il faut surtout de la concurrence sur le marché professionnel. C'est surtout là que les applications qui exploitent la plus-value de la 5G, trouveront leur place. Mais quant à savoir si et combien d'acteurs professionnels il y aura, cela dépendra en partie de l'arrivée d'un acteur B2C', fait-elle observer.

Beltug insiste sur le fait qu'un travail réfléchi sera crucial pour la numérisation. 'Le nouveau spectre est mis aux enchères pour 20 ans. Les choix qui seront faits ici, seront cruciaux pour le réussite de la numérisation en Belgique.' C'est ainsi que le déploiement de la 5G et la qualité des réseaux joueront aussi un rôle dans le choix des investissements dans notre pays.

Beltug est elle-même partie demandeuse pour voir arriver davantage d'acteurs B2B, mais pas forcément pour le marché à la consommation. Dans une récente opinion parue sur Data News, l'organisation énumérait plusieurs points négatifs à ce propos. Beltug craint que l'arrivée d'un quatrième acteur sur le marché à la consommation freine les lourds investissements des opérateurs (réseaux 5G, fibre optique,...). En même temps, elle se pose aussi des questions quant à la pollution générée par un quatrième réseau.

'La question est de savoir si un acteur en plus sur le marché à la consommation sera intéressé d'investir dans la mise en place d'un réseau 5G à part entière, avec tous les rigoureux extras que la technologie offre, ou s'il ciblera plutôt un internet plus rapide à grande échelle. Le risque est dès lors bien réel qu'il y ait un report dans le temps des éléments qui rendent la 5G si intéressante.'

Les opérateurs analysent les effets

Du côté des opérateurs, c'est plutôt le silence radio. Proximus annonce qu'elle est satisfaite de la décision attendue depuis si longtemps à propos des enchères spectrales. L'entreprise veut à présent étudier plus avant les textes et se préparer aux enchères.

Orange s'abstient de tout commentaire, en dehors du fait qu'elle désire elle aussi analyser les textes de la décision, tout comme Telenet. Agoria prend également acte de l'accord et étudie les textes. Elle évoque le besoin d'une sécurité juridique, mais aussi l'impact sur la consommation énergétique, ainsi que les normes de rayonnement trop limitées pratiquées aujourd'hui par les régions.

Update 14H50 et 16H:

Cet article a été complété par les réactions de Beltug, Proximus, Orange, Telenet et Agoria.

'Nous sommes très satisfaits de cette décision. Je pense que la ministre compétente a tout fait pour permettre de faire jouer le marché', déclare Mitch De Geest, CEO de Citymesh, à Data News. 'Les enchères se feront de manière flexible, ce qui nous donnera en tant qu'acteur B2B l'opportunité d'acheter un fragment du spectre ou tout (pour un quatrième opérateur, ndlr). Mais il se peut aussi qu'un acteur étranger se manifeste, qui pourra aussi émettre une offre.'Le feu est donc au vert non seulement pour un quatrième acteur, mais peut-être aussi pour un cinquième ou un sixième, mais uniquement sur le marché professionnel. Il en résulte pour Citymesh qu'il faudra encore attendre un peu pour savoir quel trajet suivre. 'Je ne serai vraiment rassuré qu'après les enchères, lorsque nous aurons les blocs spectraux que nous voulions, mais cela fait évidemment partie du jeu des enchères que nous attendons avec impatience.'Citymesh, qui a depuis l'an dernier Cegeka comme actionnaire principal, avait laissé entendre au début de cette année vouloir devenir un quatrième opérateur à part entière sur le marché professionnel. Ensuite, l'entreprise déclara ambitionner aussi de desservir le marché à la consommation et donc de concurrencer à cent pour cent Proximus, Orange et Telenet/Base.Ce scénario exige toutefois d'énormes investissements, comme un propre réseau national, mais aussi des éléments plus pratiques tels un helpdesk et un canal de vente au détail. De Geest n'exclut par ailleurs pas que son entreprise collabore avec un autre acteur: 'Notre projet cible principalement le marché industriel. Mais si les enchères se passent très bien pour nous, et que nous pouvons mettre la main sur un spectre suffisant, toutes les possibilités sont alors ouvertes.'Beltug: content, mais l'incertitude demeureChez Beltug, qui représente quasiment 2.000 CIO et décideurs ICT, réagit positivement, mais se montre néanmoins critique vis-à-vis de la décision concernant l'acteur sur le marché à la consommation.'Nous sommes avant tout contents qu'une décision soit tombée', déclare la CEO Danielle Jacobs. Mais son organisation se réjouit moins du fait que le B2C arrive en premier lieu. 'Il faut surtout de la concurrence sur le marché professionnel. C'est surtout là que les applications qui exploitent la plus-value de la 5G, trouveront leur place. Mais quant à savoir si et combien d'acteurs professionnels il y aura, cela dépendra en partie de l'arrivée d'un acteur B2C', fait-elle observer.Beltug insiste sur le fait qu'un travail réfléchi sera crucial pour la numérisation. 'Le nouveau spectre est mis aux enchères pour 20 ans. Les choix qui seront faits ici, seront cruciaux pour le réussite de la numérisation en Belgique.' C'est ainsi que le déploiement de la 5G et la qualité des réseaux joueront aussi un rôle dans le choix des investissements dans notre pays.Beltug est elle-même partie demandeuse pour voir arriver davantage d'acteurs B2B, mais pas forcément pour le marché à la consommation. Dans une récente opinion parue sur Data News, l'organisation énumérait plusieurs points négatifs à ce propos. Beltug craint que l'arrivée d'un quatrième acteur sur le marché à la consommation freine les lourds investissements des opérateurs (réseaux 5G, fibre optique,...). En même temps, elle se pose aussi des questions quant à la pollution générée par un quatrième réseau.'La question est de savoir si un acteur en plus sur le marché à la consommation sera intéressé d'investir dans la mise en place d'un réseau 5G à part entière, avec tous les rigoureux extras que la technologie offre, ou s'il ciblera plutôt un internet plus rapide à grande échelle. Le risque est dès lors bien réel qu'il y ait un report dans le temps des éléments qui rendent la 5G si intéressante.'Du côté des opérateurs, c'est plutôt le silence radio. Proximus annonce qu'elle est satisfaite de la décision attendue depuis si longtemps à propos des enchères spectrales. L'entreprise veut à présent étudier plus avant les textes et se préparer aux enchères.Orange s'abstient de tout commentaire, en dehors du fait qu'elle désire elle aussi analyser les textes de la décision, tout comme Telenet. Agoria prend également acte de l'accord et étudie les textes. Elle évoque le besoin d'une sécurité juridique, mais aussi l'impact sur la consommation énergétique, ainsi que les normes de rayonnement trop limitées pratiquées aujourd'hui par les régions.Update 14H50 et 16H:Cet article a été complété par les réactions de Beltug, Proximus, Orange, Telenet et Agoria.