Le jeu gratuit Harmony Square a été conçu par des psychologues de l'Université de Cambridge. En tant que Chief Disinformation Officer, le joueur apprend à comprendre comment semer la zizanie politique dans un quartier urbain fictif en recourant notamment à des bots, complots et experts en désinformation.

'Le jeu proprement dit est rapide, simple et ironique, mais le concept qui en constitue la base, fait que les gens sur Facebook ou YouTube y découvrent plus souvent de fausses informations et les partagent moins vite', déclare Jon Roozenbeek, psychologue à l'Université de Cambridge et responsable de l'étude.

Prévenir plutôt que guérir

Le scénario du jeu repose sur le principe du vaccin: en exposant les gens à une faible dose de techniques largement utilisées en vue de propager des fausses nouvelles, ils apprennent à mieux identifier la désinformation et à l'ignorer. Tout comme un vaccin luttant contre un virus, l'approche du jeu mise sur la prévention, plutôt que sur la guérison, selon les développeurs.

'Tenter de démasquer les fausses nouvelles, après qu'elles se soient déjà répandues, c'est comme tenter de fermer la porte de l'écurie, après que le cheval ait pris la clé des champs', affirme Sander van der Linden, directeur du laboratoire Cambridge Social Decision-Making. 'En appliquant cette approche, nous essayons avant tout de stopper la propagation de la désinformation.'

Tetris

Dans une recherche sur une base aléatoire, les chercheurs ont demandé à 681 personnes de juger la fiabilité d'une série de nouvelles et de messages de médias sociaux. La moitié des participants joua au jeu Harmony Square, alors que l'autre moitié opta pour Tetris.

Le degré enregistré de fiabilité de fausses informations diminua de 16 pour cent en moyenne chez ceux qui terminèrent le jeu Harmony Square. Ce dernier réduisit aussi de 11 pour cent leur envie de partager plus avant ces nouvelles. L'important ici, c'est que la préférence politique des joueurs n'a pas fait de différence.

Le jeu gratuit Harmony Square a été conçu par des psychologues de l'Université de Cambridge. En tant que Chief Disinformation Officer, le joueur apprend à comprendre comment semer la zizanie politique dans un quartier urbain fictif en recourant notamment à des bots, complots et experts en désinformation.'Le jeu proprement dit est rapide, simple et ironique, mais le concept qui en constitue la base, fait que les gens sur Facebook ou YouTube y découvrent plus souvent de fausses informations et les partagent moins vite', déclare Jon Roozenbeek, psychologue à l'Université de Cambridge et responsable de l'étude.Le scénario du jeu repose sur le principe du vaccin: en exposant les gens à une faible dose de techniques largement utilisées en vue de propager des fausses nouvelles, ils apprennent à mieux identifier la désinformation et à l'ignorer. Tout comme un vaccin luttant contre un virus, l'approche du jeu mise sur la prévention, plutôt que sur la guérison, selon les développeurs.'Tenter de démasquer les fausses nouvelles, après qu'elles se soient déjà répandues, c'est comme tenter de fermer la porte de l'écurie, après que le cheval ait pris la clé des champs', affirme Sander van der Linden, directeur du laboratoire Cambridge Social Decision-Making. 'En appliquant cette approche, nous essayons avant tout de stopper la propagation de la désinformation.'Dans une recherche sur une base aléatoire, les chercheurs ont demandé à 681 personnes de juger la fiabilité d'une série de nouvelles et de messages de médias sociaux. La moitié des participants joua au jeu Harmony Square, alors que l'autre moitié opta pour Tetris.Le degré enregistré de fiabilité de fausses informations diminua de 16 pour cent en moyenne chez ceux qui terminèrent le jeu Harmony Square. Ce dernier réduisit aussi de 11 pour cent leur envie de partager plus avant ces nouvelles. L'important ici, c'est que la préférence politique des joueurs n'a pas fait de différence.