Volkmar Denner, CEO de Bosch, s'est exprimé dans ce sens lors du Bosch Connected World. Dans son discours thématique, il a répété que son entreprise misait pleinement sur l'IoT et l'AI. D'ici 2025, Bosch souhaite intégrer l'AI à chaque produit. "Mais notre focus repose sur l'AI industrielle et sur la production intelligente. L'AI capable d'interagir avec l'homme, mais aussi d'effectuer des tâches complexes. Les algorithmes doivent ici être compréhensibles."

Ce qui est étonnant, c'est qu'il lance un appel en vue de préparer une AI ayant besoin de moins de données. " Nous devons préparer une AI se contentant de petites quantités de données. Plus de données il y a, plus l'AI est performante certes, mais si nous suivons ce principe, nous allons droit vers d'énormes monopoles que nous avons déjà connus. Car il n'y aura qu'eux qui disposeront d'une AI concurrentielle", affirme Denner. Il ne mentionne pas de noms, mais ses propos évoquent clairement les grandes firmes technologiques, surtout américaines, telles Amazon, Google, Facebook, Apple et Microsoft.

Connaissez-vous un seul enfant qui doit avoir vu trente millions de chats avant d'être conscient qu'il s'agit d'un chat? Il est possible de faire avec moins!

Et Denner de citer l'exemple d'une possible amélioration du cerveau humain: "Aujourd'hui, on observe des exemples d'AI capables de reconnaître un chat sur base de 30 millions d'images. Connaissez-vous un seul enfant qui doit avoir vu trente millions de chats avant d'être conscient qu'il s'agit d'un chat? Il est possible de faire avec moins!"

L'entreprise insiste sur le fait qu'elle ne veut qu'une AI transparente et fiable. La technologie AI doit ainsi être robuste et explicable, au cas où des systèmes prendraient des décisions sans un contrôle humain. "Nous devons développer une AI en qui nous pouvons avoir confiance", ajoute le CTO Michael Bolle.

Ecologie et IoT

En plus du focus sur l'AI, le discours thématique de Denner mettait aussi fortement l'accent sur l'écologie. "Nous voulions être neutres en CO² pour 2020 et nous sommes en bonne voie d'y parvenir. Evidemment dans un premier temps encore avec des mesures de compensation CO², mais celles-ci se verront également réduites au fil des ans."

Mais on trouve aussi de la pondération dans le discours de Denner, tout spécifiquement à propos de l'IoT: "Il existe d'énormes opportunités, mais qui exigent également d'énormes investissements. Les acteurs recherchent encore un modèle commercial rentable pour financer ces investissements. Pour l'internet des objets, on voit apparaître des PoC (proof-of-concept) de bons modèles commerciaux, mais il reste difficile de trouver un modèle commercial IoT à grande échelle."

Lors du Bosch Connected World, la firme technologique allemande présente ses innovations et ses partenariats, surtout en matière industrielle. Mais l'entreprise saisit également l'occasion pour se positionner comme un acteur européen plaidant pour la fiabilité et la transparence sur les tenants et les aboutissants de l'AI et sur la façon dont elle soutiendra les gens ou changera les emplois. Au moment où la Commission européenne prépare des règles pour l'AI, Bosch démontre vouloir jouer la carte de l'AI raisonnable sur laquelle mise l'Europe.

Volkmar Denner, CEO de Bosch, s'est exprimé dans ce sens lors du Bosch Connected World. Dans son discours thématique, il a répété que son entreprise misait pleinement sur l'IoT et l'AI. D'ici 2025, Bosch souhaite intégrer l'AI à chaque produit. "Mais notre focus repose sur l'AI industrielle et sur la production intelligente. L'AI capable d'interagir avec l'homme, mais aussi d'effectuer des tâches complexes. Les algorithmes doivent ici être compréhensibles."Ce qui est étonnant, c'est qu'il lance un appel en vue de préparer une AI ayant besoin de moins de données. " Nous devons préparer une AI se contentant de petites quantités de données. Plus de données il y a, plus l'AI est performante certes, mais si nous suivons ce principe, nous allons droit vers d'énormes monopoles que nous avons déjà connus. Car il n'y aura qu'eux qui disposeront d'une AI concurrentielle", affirme Denner. Il ne mentionne pas de noms, mais ses propos évoquent clairement les grandes firmes technologiques, surtout américaines, telles Amazon, Google, Facebook, Apple et Microsoft.Et Denner de citer l'exemple d'une possible amélioration du cerveau humain: "Aujourd'hui, on observe des exemples d'AI capables de reconnaître un chat sur base de 30 millions d'images. Connaissez-vous un seul enfant qui doit avoir vu trente millions de chats avant d'être conscient qu'il s'agit d'un chat? Il est possible de faire avec moins!"L'entreprise insiste sur le fait qu'elle ne veut qu'une AI transparente et fiable. La technologie AI doit ainsi être robuste et explicable, au cas où des systèmes prendraient des décisions sans un contrôle humain. "Nous devons développer une AI en qui nous pouvons avoir confiance", ajoute le CTO Michael Bolle.En plus du focus sur l'AI, le discours thématique de Denner mettait aussi fortement l'accent sur l'écologie. "Nous voulions être neutres en CO² pour 2020 et nous sommes en bonne voie d'y parvenir. Evidemment dans un premier temps encore avec des mesures de compensation CO², mais celles-ci se verront également réduites au fil des ans."Mais on trouve aussi de la pondération dans le discours de Denner, tout spécifiquement à propos de l'IoT: "Il existe d'énormes opportunités, mais qui exigent également d'énormes investissements. Les acteurs recherchent encore un modèle commercial rentable pour financer ces investissements. Pour l'internet des objets, on voit apparaître des PoC (proof-of-concept) de bons modèles commerciaux, mais il reste difficile de trouver un modèle commercial IoT à grande échelle."Lors du Bosch Connected World, la firme technologique allemande présente ses innovations et ses partenariats, surtout en matière industrielle. Mais l'entreprise saisit également l'occasion pour se positionner comme un acteur européen plaidant pour la fiabilité et la transparence sur les tenants et les aboutissants de l'AI et sur la façon dont elle soutiendra les gens ou changera les emplois. Au moment où la Commission européenne prépare des règles pour l'AI, Bosch démontre vouloir jouer la carte de l'AI raisonnable sur laquelle mise l'Europe.