La fraude débuta en 2019, après que le magasin web ait reçu un courriel provenant soi-disant de Brabantia, un fabricant de poubelles et d'équipement de cuisine. Les escrocs y demandaient - en mauvais néerlandais - d'effectuer désormais tous les paiements sur un compte espagnol. Et Bol.com est tombé dans le panneau.

Ce qui incita à rendre le courriel crédible, c'est qu'il provenait vraiment de Brabantia. Pour cela, la boîte mail d'une collaboratrice de Brabantia avait été piratée.

Expéditeur correct, mais pas le contenu

L'escroquerie a été particulièrement lucrative, puisqu'en tout, c'est un peu plus de 750.000 euros qui ont été versés sur ce faux compte. L'affaire aboutit en outre à un procès à l'encontre de Brabantia même. Tous les paiements effectués entre le 4 décembre 2019 et le 22 janvier 2020 à Brabantia ont en effet été effectués sur un numéro de compte erroné. Bol.com a présenté l'argument, selon lequel la structure et l'expéditeur du mail semblaient bien réels.

Raisons de se méfier

Le procès intenté a été perdu par Bol.com, comme le relate le journal financier néerlandais FD. Dans le jugement rendu, le tribunal néerlandais fait observer que le magasin web aurait dû découvrir la vérité sur base d'un contrôle minimal, comme vérifier par téléphone auprès de Brabantia si le changement de numéro de compte était bien réel.

Le fait aussi qu'il s'agissait d'un numéro de compte en Espagne, alors que les deux entreprises sont établies aux Pays-Bas, aurait dû mettre la puce à l'oreille de Bol.com. Il en va de même de l'utilisation de piètre qualité de la langue. Les deux entreprises communiquent depuis des années déjà entre elles en néerlandais. Un mail plein de fautes et avec des expressions anglaises aurait aussi dû susciter l'inquiétude.

Selon le juge, Bol.com devra s'acquitter de quasiment tout le montant, soit 745.624 euros, à Brabantia, complété par des intérêts et des frais judiciaires.

La fraude débuta en 2019, après que le magasin web ait reçu un courriel provenant soi-disant de Brabantia, un fabricant de poubelles et d'équipement de cuisine. Les escrocs y demandaient - en mauvais néerlandais - d'effectuer désormais tous les paiements sur un compte espagnol. Et Bol.com est tombé dans le panneau.Ce qui incita à rendre le courriel crédible, c'est qu'il provenait vraiment de Brabantia. Pour cela, la boîte mail d'une collaboratrice de Brabantia avait été piratée.L'escroquerie a été particulièrement lucrative, puisqu'en tout, c'est un peu plus de 750.000 euros qui ont été versés sur ce faux compte. L'affaire aboutit en outre à un procès à l'encontre de Brabantia même. Tous les paiements effectués entre le 4 décembre 2019 et le 22 janvier 2020 à Brabantia ont en effet été effectués sur un numéro de compte erroné. Bol.com a présenté l'argument, selon lequel la structure et l'expéditeur du mail semblaient bien réels.Le procès intenté a été perdu par Bol.com, comme le relate le journal financier néerlandais FD. Dans le jugement rendu, le tribunal néerlandais fait observer que le magasin web aurait dû découvrir la vérité sur base d'un contrôle minimal, comme vérifier par téléphone auprès de Brabantia si le changement de numéro de compte était bien réel.Le fait aussi qu'il s'agissait d'un numéro de compte en Espagne, alors que les deux entreprises sont établies aux Pays-Bas, aurait dû mettre la puce à l'oreille de Bol.com. Il en va de même de l'utilisation de piètre qualité de la langue. Les deux entreprises communiquent depuis des années déjà entre elles en néerlandais. Un mail plein de fautes et avec des expressions anglaises aurait aussi dû susciter l'inquiétude.Selon le juge, Bol.com devra s'acquitter de quasiment tout le montant, soit 745.624 euros, à Brabantia, complété par des intérêts et des frais judiciaires.