Au cours des six premiers mois, Barco a enregistré 496,4 millions d'euros de chiffre d'affaires, soit 8,3 pour cent de plus que durant la même période de l'an passé. "Cette hausse du chiffre d'affaires a été partiellement aidée par un dollar fort et sera probablement quelque peu moindre au second semestre", fait observer le directeur Jan De Witte lors de la présentation des résultats.

Ce qui est étonnant, c'est que toutes les divisions ('entertainment', 'enterprise' et 'healthcare') et toutes les régions se sont distinguées. Dans le secteur du cinéma en Amérique du Nord et en Europe, Barco bénéficie de la vague de remplacement des projecteurs laser, alors que dans le segment professionnel, les salles de contrôle - qui essuyaient des pertes depuis des années - font à présent aussi rentrer de l'argent dans le tiroir-caisse. En Chine, Barco a décidé il y a deux ans de développer et de fabriquer sur place des produits pour le secteur de la santé, une stratégie qui, selon De Witte, porte à présent ses fruits: "C'est là en outre une plate-forme d'apprentissage pour nos autres activités dans le pays."

La hausse du chiffre d'affaires durant le premier semestre est allée aussi de pair avec une forte progression du bénéfice. Le bénéfice brut (ebitda) s'est établi à 67,6 millions d'euros. La marge bénéficiaire a crû de plus de 3 points à 13,6 pour cent. Sur l'ensemble de l'année fiscale et sur base d'un climat économique stable, Barco s'attend à pouvoir maintenir cette marge bénéficiaire. Le chiffre d'affaires annuel progresserait alors de 5 pour cent au moins.

Ces prochains mois, l'entreprise lancera de nouveaux produits pour les blocs opératoires et le secteur événementiel entre autres. "Dans ce secteur, les entreprises aspirent aux toutes dernières nouveautés, ce qui pourrait engendrer une nouvelle vague d'achats", a expliqué De Witte hier jeudi. Les guerres commerciales en cours actuellement, tout particulièrement entre les Etats-Unis et la Chine, ne touchent pas (encore) Barco. De Witte: "Nous suivons la situation de près depuis le début. Pro-activement en veillant à ce que nos produits ne soient pas visés et à ce que nous puissions éventuellement délocaliser. Mais ce que nous faisons en Chine, n'est pas destiné à être exporté vers les Etats-Unis (...) Nous continuerons d'être attentifs et disposons d'un plan B et même d'un plan C. Je suis certain de notre capacité d'absorption."

Barco dispose d'une solide quantité de cash et recherche donc aussi des entreprises à racheter. "Il y a quelques années, tel n'était pas le cas. Nous avons d'abord dû devenir plus efficients et plus forts. A présent, nous nous trouvons dans une autre position. Nous sommes activement en quête d'opportunités qui soient complémentaires au niveau de notre gamme", conclut le CEO.