Les rumeurs, selon lesquelles Avaya est à vendre, circulent depuis assez longtemps déjà. L'entreprise, spécialisée dans les logiciels pour centres d'appels, a connu deux années difficiles. En mars dernier, on a vu sortir un rapport, selon lequel une société d'investissement privé ('private equity') envisageait de racheter Avaya. Et il y a deux semaines, une rumeur signalait que le géant des réseaux Mitel avait jeté son dévolu sur la firme télécom.

Le CEO d'Avaya, Jim Chirico, déclare à présent que son entreprise examine de nouvelles pistes: "Après avoir reçu quelques offres de sociétés intéressées, l'entreprise a fait appel à JP Morgan pour qu'elle l'aide à rechercher des alternatives stratégiques capables de maintenir sa valeur aussi élevée que possible pour ses actionnaires. Le conseil d'administration n'a pas encore fixé de date pour le processus et n'a pas encore pris de décision quant aux alternatives stratégiques à choisir." Chirico ajoute aussitôt qu'il n'est pas encore du tout certain que cela aboutisse à un rachat éventuel et, si oui, quand.

Cette information fait suite à l'annonce de résultats financiers décevants pour le deuxième trimestre de 2019 de l'exercice en cours, se clôturant le 31 mars. Avaya a enregistré durant ces trois mois 709 millions de dollars de rentrées, contre 738 millions au premier trimestre et 672 millions il y a un an. Selon Chirico, les rumeurs faisant état d'une revente possible de l'entreprise ont contribué à ces résultats décevants.

En janvier 2017 déjà, Avaya avait demandé d'être protégée contre ses créanciers. A l'époque, l'entreprise avait revendu son département 'réseaux' et avait effectué une importante restructuration.