Audible, une filiale d'Amazon, est accusée d'infraction aux droits d'auteur par sept grands éditeurs de livres. En intentant ce procès, les éditeurs veulent bloquer le déploiement d'une fonction planifiée, à savoir Audible Captions. Cette dernière affiche du texte à l'écran, alors qu'un livre est lu. Elle convertit donc automatiquement (de nouveau) l'audio du livre en texte. Le but est en partie éducatif, comme le sous-titrage des vidéos chez YouTube, pour afficher par exemple certains mots difficiles durant l'écoute. Si l'utilisateur clique sur un mot dans Captions, il en voit par exemple la définition.

Le problème que cela pose, c'est évidemment que la source de la plupart des livres audio est déjà du texte, à savoir le livre original. Et en tant que vendeur de livres audio, Audible a uniquement le droit de commercialiser l'audio et pas le texte, aux termes de la plainte des éditeurs. "Ce qu'Audible veut faire, c'est fournir le texte en même temps que l'audio des livres et ce, sans l'autorisation des titulaires du droit d'auteur", affirme l'Association of American Publishers à l'initiative du procès.

Le groupe se compose de sept éditeurs américains, dont HarperCollins Publishers, Penguin Random House, Hachette Book Group, Simon & Schuster, Macmillan Publishers, Chronicle Books et Scholastic. Ils prétendent qu'avec Captions, Audible recrée du texte protégé par le droit d'auteur, mais sans autorisation. Selon Audible, tel n'est pas le cas. Pour sa défense, l'entreprise déclare fournir le logiciel, qui convertit les livres audio par petits segments en sous-titres. La fonction Caption "n'est pas un livre et n'a jamais été conçue dans ce but", argumente Audible dans un communiqué en ligne.