L'entreprise néerlandaise en a décidé ainsi pour éviter les sanctions américaines, selon des initiés qui se sont confiés au magazine asiatique Nikkei Asian Review.

SMIC aurait commandé en avril des machines EUV exploitant une technique que seule ASML fournit. Ces machines de la taille d'un autobus sont nécessaires pour fabriquer les puces les plus modernes. Les Chinois comptent l'entreprise technologique Huawei au nombre de leurs clients.

En prenant cette décision, ASML souhaite ne pas fâcher les Américains qui verraient d'un mauvais oeil la livraison à la Chine de la technique la plus moderne de fabrication de puces. En même temps, ASML ne veut pas non plus se mettre la Chine à dos. On ne sait donc pas clairement si ASML est mise sous pression par les autorités américaines ou si l'entreprise attend éventuellement une nouvelle autorisation d'exportation de la part des Pays-Bas.

Quelque 16 pour cent du chiffre d'affaires d'ASML provient des Etats-Unis. L'année dernière, son chiffre d'affaires en Chine, où le marché croît plus rapidement, était de 19 pour cent.