L'agence de presse Reuters a réalisé une interview de René Haas, président de l'IP Product Group d'Arm. Ce dernier évoque les sensibilités générées si Nvidia met vraiment la main sur un acteur qui fournit des concepts de puces à des concurrents de la première citée.

"Nous maintiendrons un solide pare-feu entre les deux entreprises au niveau de la confidentialité et nous ne donnerons pas d'accès précoce à Nvidia", affirme Haas à Reuters.

Nvidia, surtout connue pour ses cartes graphiques, veut racheter Arm à SoftBank pour quarante milliards de dollars. Il s'agit là d'une transaction particulièrement délicate dans le secteur. Arm se comporte généralement comme un acteur assez neutre qui ne produit pas de puces, mais qui crée des concepts de chips. Qualcomm et Apple entre autres utilisent les concepts d'Arm.

La mise au point de puces est un processus qui dure des années. Ce rachat peut entraîner le risque que Nvidia sache sur quoi ses concurrents travaillent, mais aussi quelles sont leurs attentes en termes de vente de certains produits. C'est ainsi que les clients d'Arm versent en général des royalties pour utiliser la connaissance de l'entreprise. Il y a aussi la crainte que Nvidia ait accès aux développements d'Arm plus tôt que ses concurrents.

Haas déclare par conséquent à Reuters qu'il y aura une stricte séparation entre les deux firmes, même s'il apporte la nuance, selon laquelle certaines choses seraient irrémédiables. Si un client devait par exemple migrer vers RISC-V, un pendant d'Arm, cela aurait un impact sur les résultats de cette dernière, sans compter que ce genre d'information aboutirait alors chez la société-mère Nvidia.

L'agence de presse Reuters a réalisé une interview de René Haas, président de l'IP Product Group d'Arm. Ce dernier évoque les sensibilités générées si Nvidia met vraiment la main sur un acteur qui fournit des concepts de puces à des concurrents de la première citée."Nous maintiendrons un solide pare-feu entre les deux entreprises au niveau de la confidentialité et nous ne donnerons pas d'accès précoce à Nvidia", affirme Haas à Reuters.Nvidia, surtout connue pour ses cartes graphiques, veut racheter Arm à SoftBank pour quarante milliards de dollars. Il s'agit là d'une transaction particulièrement délicate dans le secteur. Arm se comporte généralement comme un acteur assez neutre qui ne produit pas de puces, mais qui crée des concepts de chips. Qualcomm et Apple entre autres utilisent les concepts d'Arm.La mise au point de puces est un processus qui dure des années. Ce rachat peut entraîner le risque que Nvidia sache sur quoi ses concurrents travaillent, mais aussi quelles sont leurs attentes en termes de vente de certains produits. C'est ainsi que les clients d'Arm versent en général des royalties pour utiliser la connaissance de l'entreprise. Il y a aussi la crainte que Nvidia ait accès aux développements d'Arm plus tôt que ses concurrents.Haas déclare par conséquent à Reuters qu'il y aura une stricte séparation entre les deux firmes, même s'il apporte la nuance, selon laquelle certaines choses seraient irrémédiables. Si un client devait par exemple migrer vers RISC-V, un pendant d'Arm, cela aurait un impact sur les résultats de cette dernière, sans compter que ce genre d'information aboutirait alors chez la société-mère Nvidia.