"C'est la première fois qu'une entreprise enfreint une injonction de la CMA en refusant sciemment de fournir toutes les informations demandées", justifie le régulateur dans un communiqué mercredi. L'autorité britannique rappelle avoir émis en juin 2020 une injonction pour stopper le processus d'intégration entre Facebook et Giphy, spécialisée dans les Gif - images animées populaires sur les réseaux sociaux. L'amende est donc imposée comme sanction pour "ne pas avoir obéi (à l'injonction), et vu une absence d'excuses raisonnables".

Le régulateur veut par ces injonctions "s'assurer que les entreprises continuent le jeu de la concurrence comme elles l'auraient fait sans la fusion et les empêcher de s'intégrer davantage tant que l'enquête continue", explique-t-il. "Vu les multiples avertissements donnés à Facebook, la CMA considère que le non respect de son ordre était délibéré" et a par conséquent frappé Facebook d'une amende de 50 millions de livres pour cette "violation majeure qui nuit fondamentalement" à sa mission de régulation de la concurrence.

Facebook avait dévoilé ce rachat en mai 2020, estimé à 400 millions de dollars, avec pour but d'intégrer à Instagram, son service de partage de photos et de vidéos, l'immense bibliothèque de Giphy, qui permet de rechercher, partager et créer des Gif, ces images animées qui font fureur sur internet. En août de cette année, la CMA avait estimé que Facebook pourrait devoir vendre Giphy, jugeant ce rachat pénalisant pour les utilisateurs et le marché de la publicité en ligne. Créée en 2013 et basée à New York, Giphy est l'une des principales plateformes de partage de Gif, revendiquant plus de 700 millions d'utilisateurs quotidiens.

L'enquête est toujours en cours sur la fusion et "aucune décision n'a été prise", précise la CMA. Facebook, réagissant à l'amende, a dit "être en vif désaccord avec la CMA sur la décision injuste de punir Facebook dans ses meilleurs efforts pour respecter (l'injonction)", et ajoute "évaluer ses options". La CMA craint que la fusion de Facebook et Giphy pénalise les autres réseaux sociaux qui pourraient avoir plus de mal à intégrer des Gif.

Par ailleurs, le régulateur pense qu'au sein de Facebook, Giphy pourrait être moins incitée à se développer dans la publicité en ligne, ce qui pourrait réduire la concurrence sur ce marché. Facebook représente à lui seul plus de la moitié du marché des publicités numériques au Royaume-Uni qui pèse au total 5,5 milliards de livres.

Le groupe dirigé et co-fondé par Mark Zuckerberg fait l'objet d'une série de procédures judiciaires et de critiques de plus en plus vives de la société civiles et d'autorités. Il a notamment accepté mardi de verser jusqu'à 14,25 millions de dollars pour solder des poursuites des autorités américaines accusant le groupe d'avoir réservé certains postes bien payés à des salariés étrangers au détriment de citoyens américains ou de résidents permanents.

Il y a deux semaines, le géant des réseaux avait aussi été victime d'une panne géante. Et début octobre, Facebook avait vu son image écornée par l'audition au Congrès des Etats-Unis d'une ingénieure informatique qui avait accusé le groupe d'avoir renoncé à des principes moraux au nom du profit, amenant les législateurs américains à promettre de mieux le réguler.

"C'est la première fois qu'une entreprise enfreint une injonction de la CMA en refusant sciemment de fournir toutes les informations demandées", justifie le régulateur dans un communiqué mercredi. L'autorité britannique rappelle avoir émis en juin 2020 une injonction pour stopper le processus d'intégration entre Facebook et Giphy, spécialisée dans les Gif - images animées populaires sur les réseaux sociaux. L'amende est donc imposée comme sanction pour "ne pas avoir obéi (à l'injonction), et vu une absence d'excuses raisonnables".Le régulateur veut par ces injonctions "s'assurer que les entreprises continuent le jeu de la concurrence comme elles l'auraient fait sans la fusion et les empêcher de s'intégrer davantage tant que l'enquête continue", explique-t-il. "Vu les multiples avertissements donnés à Facebook, la CMA considère que le non respect de son ordre était délibéré" et a par conséquent frappé Facebook d'une amende de 50 millions de livres pour cette "violation majeure qui nuit fondamentalement" à sa mission de régulation de la concurrence.Facebook avait dévoilé ce rachat en mai 2020, estimé à 400 millions de dollars, avec pour but d'intégrer à Instagram, son service de partage de photos et de vidéos, l'immense bibliothèque de Giphy, qui permet de rechercher, partager et créer des Gif, ces images animées qui font fureur sur internet. En août de cette année, la CMA avait estimé que Facebook pourrait devoir vendre Giphy, jugeant ce rachat pénalisant pour les utilisateurs et le marché de la publicité en ligne. Créée en 2013 et basée à New York, Giphy est l'une des principales plateformes de partage de Gif, revendiquant plus de 700 millions d'utilisateurs quotidiens.L'enquête est toujours en cours sur la fusion et "aucune décision n'a été prise", précise la CMA. Facebook, réagissant à l'amende, a dit "être en vif désaccord avec la CMA sur la décision injuste de punir Facebook dans ses meilleurs efforts pour respecter (l'injonction)", et ajoute "évaluer ses options". La CMA craint que la fusion de Facebook et Giphy pénalise les autres réseaux sociaux qui pourraient avoir plus de mal à intégrer des Gif.Par ailleurs, le régulateur pense qu'au sein de Facebook, Giphy pourrait être moins incitée à se développer dans la publicité en ligne, ce qui pourrait réduire la concurrence sur ce marché. Facebook représente à lui seul plus de la moitié du marché des publicités numériques au Royaume-Uni qui pèse au total 5,5 milliards de livres.Le groupe dirigé et co-fondé par Mark Zuckerberg fait l'objet d'une série de procédures judiciaires et de critiques de plus en plus vives de la société civiles et d'autorités. Il a notamment accepté mardi de verser jusqu'à 14,25 millions de dollars pour solder des poursuites des autorités américaines accusant le groupe d'avoir réservé certains postes bien payés à des salariés étrangers au détriment de citoyens américains ou de résidents permanents.Il y a deux semaines, le géant des réseaux avait aussi été victime d'une panne géante. Et début octobre, Facebook avait vu son image écornée par l'audition au Congrès des Etats-Unis d'une ingénieure informatique qui avait accusé le groupe d'avoir renoncé à des principes moraux au nom du profit, amenant les législateurs américains à promettre de mieux le réguler.