Tout a débuté sous la forme d'un projet à l'université d'Anvers (UA) et à l'imec. Jan Coppens et quelques collègues chercheurs ont développé une façon de mesurer des choses et de transférer les résultats de manière économe en énergie. 'Nous avons ensuite remarqué que pas mal de questions nous parvenaient à ce propos de la part du port d'Anvers', explique-t-il. 'Il y avait de l'intérêt surtout du secteur chimique. Voilà comment nous avons commencé à mettre au point des capteurs permettant de déterminer l'état d'une vanne, d'une valve, d'un clapet ou d'un robinet dans de grandes installations industrielles. C'est en effet essentiel dans ces secteurs. Il arrive souvent que ce genre de chose n'est commandé manuellement qu'une seule fois toutes les deux semaines ou mois, mais quand cela arrive, mieux vaut ne pas se tromper.'

La solution conçue par Aloxy se compose de capteurs sans fil. 'Nous avons procédé ainsi, parce que les chefs d'entreprise sont souvent opposés au déploiement de câbles dans leurs installations. De plus, quand on parle de centaines de capteurs, on peut alors bien vite atteindre une joli somme. Nous, nous interconnectons nos capteurs via l'IoT grâce à diverses technologies réseautiques comme LoRaWAN ou DASH7. Les capteurs mêmes, nous les avons optimisés, afin qu'ils soient les plus économes possibles en énergie. Nous souhaitions en effet que les batteries puissent garantir une autonomie de cinq années environ.'

Aloxy est spécialisée dans la vente de capteurs et de la plate-forme IoT, 'mais nous pouvons également accompagner l'installation dans son ensemble', précise Coppens. 'Nous pouvons mettre en place des passerelles ('gateways'), assurer l'intégration à des systèmes existants et, bien entendu, aussi prévoir une connexion avec notre tableau de bord. Dans ce dernier cas, il peut s'agir d'un outil autonome de notre fabrication, mais souvent, les clients demandent un branchement à leur propre structure.'

Coppens et les co-fondateurs ont déjà réalisé quelques projets au sein de grandes entreprises telles BASF et Solvay. 'Il s'agissait à chaque fois d'une dizaine, voire d'une centaine de capteurs. L'objectif est désormais d'évoluer vers des nombres plus élevés de capteurs par usine, selon le CEO: 'Comme nous collaborons déjà avec de grands noms, nous espérons poursuivre notre croissance dans le secteur. Non seulement en trouvant de nouveaux clients, mais aussi en étendant les clients existants vers davantage d'usines et d'installations. Nous pensons également à des partenariats avec des fabricants technologiques plus classiques pour une diffusion plus large. On peut penser à des revendeurs ou à des distributeurs, mais aussi à des collaborations en vue d'imaginer de nouvelles solutions dans lesquelles notre technologie serait intégrée.'

Car Coppens est persuadé qu'Aloxy a quelque chose d'unique à offrir. 'Les entreprises classiques ne proposent en effet que des solutions câblées. Il va de soi qu'au niveau des startups, il y a bien des concurrents qui suivent une piste similaire, mais ils en sont encore à une phase précoce. Nous avons donc pris de l'avance', affirme-t-il.

Coppens et son équipe ont créé leur société anonyme avec des moyens propres, mais ont reçu par la suite un support externe. 'L'imec nous a accueilli dans le giron de leur programme iStart, ce qui nous a valu un montant de 50.000 euros. Ensuite, nous avons très vite organisé une phase de capitalisation. Grâce à QBIC, Innovation Fund, Engie Fabricom, The CoFoundry, Fidimec et l'UA, nous avons reçu 2 millions d'euros en tout. Nous devrions ainsi à coup sûr tenir le coup jusqu'au milieu de l'année prochaine. Nous devrions alors avoir besoin de plus ou moins le même montant. Nous planifierons donc à ce moment une nouvelle phase de capitalisation.'

Aloxy

Siège social: Anvers

Nombre d'associés: 4

A la recherche de capital supplémentaire?: Oui, une nouvelle phase de capitalisation de quelque 2 millions d'euros est prévue pour mi-2020.

Site web: www.aloxy.io

Tout a débuté sous la forme d'un projet à l'université d'Anvers (UA) et à l'imec. Jan Coppens et quelques collègues chercheurs ont développé une façon de mesurer des choses et de transférer les résultats de manière économe en énergie. 'Nous avons ensuite remarqué que pas mal de questions nous parvenaient à ce propos de la part du port d'Anvers', explique-t-il. 'Il y avait de l'intérêt surtout du secteur chimique. Voilà comment nous avons commencé à mettre au point des capteurs permettant de déterminer l'état d'une vanne, d'une valve, d'un clapet ou d'un robinet dans de grandes installations industrielles. C'est en effet essentiel dans ces secteurs. Il arrive souvent que ce genre de chose n'est commandé manuellement qu'une seule fois toutes les deux semaines ou mois, mais quand cela arrive, mieux vaut ne pas se tromper.'La solution conçue par Aloxy se compose de capteurs sans fil. 'Nous avons procédé ainsi, parce que les chefs d'entreprise sont souvent opposés au déploiement de câbles dans leurs installations. De plus, quand on parle de centaines de capteurs, on peut alors bien vite atteindre une joli somme. Nous, nous interconnectons nos capteurs via l'IoT grâce à diverses technologies réseautiques comme LoRaWAN ou DASH7. Les capteurs mêmes, nous les avons optimisés, afin qu'ils soient les plus économes possibles en énergie. Nous souhaitions en effet que les batteries puissent garantir une autonomie de cinq années environ.'Aloxy est spécialisée dans la vente de capteurs et de la plate-forme IoT, 'mais nous pouvons également accompagner l'installation dans son ensemble', précise Coppens. 'Nous pouvons mettre en place des passerelles ('gateways'), assurer l'intégration à des systèmes existants et, bien entendu, aussi prévoir une connexion avec notre tableau de bord. Dans ce dernier cas, il peut s'agir d'un outil autonome de notre fabrication, mais souvent, les clients demandent un branchement à leur propre structure.'Coppens et les co-fondateurs ont déjà réalisé quelques projets au sein de grandes entreprises telles BASF et Solvay. 'Il s'agissait à chaque fois d'une dizaine, voire d'une centaine de capteurs. L'objectif est désormais d'évoluer vers des nombres plus élevés de capteurs par usine, selon le CEO: 'Comme nous collaborons déjà avec de grands noms, nous espérons poursuivre notre croissance dans le secteur. Non seulement en trouvant de nouveaux clients, mais aussi en étendant les clients existants vers davantage d'usines et d'installations. Nous pensons également à des partenariats avec des fabricants technologiques plus classiques pour une diffusion plus large. On peut penser à des revendeurs ou à des distributeurs, mais aussi à des collaborations en vue d'imaginer de nouvelles solutions dans lesquelles notre technologie serait intégrée.'Car Coppens est persuadé qu'Aloxy a quelque chose d'unique à offrir. 'Les entreprises classiques ne proposent en effet que des solutions câblées. Il va de soi qu'au niveau des startups, il y a bien des concurrents qui suivent une piste similaire, mais ils en sont encore à une phase précoce. Nous avons donc pris de l'avance', affirme-t-il.Coppens et son équipe ont créé leur société anonyme avec des moyens propres, mais ont reçu par la suite un support externe. 'L'imec nous a accueilli dans le giron de leur programme iStart, ce qui nous a valu un montant de 50.000 euros. Ensuite, nous avons très vite organisé une phase de capitalisation. Grâce à QBIC, Innovation Fund, Engie Fabricom, The CoFoundry, Fidimec et l'UA, nous avons reçu 2 millions d'euros en tout. Nous devrions ainsi à coup sûr tenir le coup jusqu'au milieu de l'année prochaine. Nous devrions alors avoir besoin de plus ou moins le même montant. Nous planifierons donc à ce moment une nouvelle phase de capitalisation.'