La nouvelle puce au silicium repose sur une microarchitecture fournie par ARM: un fondeur de puces d'origine britannique qui, en 2016, était passé entre les mains de SoftBank Group. L'annonce illustre bien comment la Chine aspire dans le domaine des semi-conducteurs à une totale indépendance et à ne plus être pieds et poings liés à des fabricants de puces externes. Comprenez: Alibaba met ainsi Intel et Advanced Micro Devices notamment hors jeu. Alibaba envisage d'utiliser 'dans un proche avenir' la nouvelle puce pour serveurs dans ses centres de données. Par contre, l'entreprise déclare n'avoir pour l'instant aucun projet commercial pour sa puce.

La nouvelle puce pour serveurs s'appelle Yitian 710 et est le troisième semi-conducteur introduit par le géant de l'e-commerce depuis 2019. Le Yitian 710 d'Alibaba est l'une des puces les plus perfectionnées à avoir été conçues à ce jour par une firme chinoise. L'annonce s'inscrit dans la large tendance mondiale, par laquelle des géants américains tels Amazon et Google renoncent eux aussi progressivement aux puces au silicium d'Intel et d'AMD, pour introduire en lieu et place leurs propres créations 'sur mesure'. Cela leur permet d'encore mieux optimaliser leurs centres de données et charges de travail. C'est aussi l'argument-massue avancé par Alibaba dans son communiqué: aider à générer des semi-conducteurs plus puissants, mais aussi plus économes en énergie, afin de garder évolutifs et sous contrôle les services dans le nuage à croissance explosive.

Un incitant pour le gouvernement chinois

Alibaba est ce faisant l'une des premières firmes chinoises à avoir répondu à l'appel lancé par Pékin d'investir dans le développement de technologies perfectionnées et dans des capacités de production. Le gouvernement chinois a fait de l'autarcie technologique une top-priorité nationale et a libéré dans ce but des milliards de financement public. Voilà qui devrait à son tour aider les entreprises chinoises à faire face aux sanctions américaines dans le secteur.

Ce qui n'est pas encore clair, c'est de savoir chez qui Alibaba va héberger sa production. L'agence Bloomberg distingue trop peu de possibilités de production nationales pour Alibaba et estime que seules Taiwan Semiconductor Manufacturing et la sud-coréenne Samsung Electronics sont actuellement capables de produire en masse des puces à 5 nm.

La nouvelle puce au silicium repose sur une microarchitecture fournie par ARM: un fondeur de puces d'origine britannique qui, en 2016, était passé entre les mains de SoftBank Group. L'annonce illustre bien comment la Chine aspire dans le domaine des semi-conducteurs à une totale indépendance et à ne plus être pieds et poings liés à des fabricants de puces externes. Comprenez: Alibaba met ainsi Intel et Advanced Micro Devices notamment hors jeu. Alibaba envisage d'utiliser 'dans un proche avenir' la nouvelle puce pour serveurs dans ses centres de données. Par contre, l'entreprise déclare n'avoir pour l'instant aucun projet commercial pour sa puce.La nouvelle puce pour serveurs s'appelle Yitian 710 et est le troisième semi-conducteur introduit par le géant de l'e-commerce depuis 2019. Le Yitian 710 d'Alibaba est l'une des puces les plus perfectionnées à avoir été conçues à ce jour par une firme chinoise. L'annonce s'inscrit dans la large tendance mondiale, par laquelle des géants américains tels Amazon et Google renoncent eux aussi progressivement aux puces au silicium d'Intel et d'AMD, pour introduire en lieu et place leurs propres créations 'sur mesure'. Cela leur permet d'encore mieux optimaliser leurs centres de données et charges de travail. C'est aussi l'argument-massue avancé par Alibaba dans son communiqué: aider à générer des semi-conducteurs plus puissants, mais aussi plus économes en énergie, afin de garder évolutifs et sous contrôle les services dans le nuage à croissance explosive.Alibaba est ce faisant l'une des premières firmes chinoises à avoir répondu à l'appel lancé par Pékin d'investir dans le développement de technologies perfectionnées et dans des capacités de production. Le gouvernement chinois a fait de l'autarcie technologique une top-priorité nationale et a libéré dans ce but des milliards de financement public. Voilà qui devrait à son tour aider les entreprises chinoises à faire face aux sanctions américaines dans le secteur.Ce qui n'est pas encore clair, c'est de savoir chez qui Alibaba va héberger sa production. L'agence Bloomberg distingue trop peu de possibilités de production nationales pour Alibaba et estime que seules Taiwan Semiconductor Manufacturing et la sud-coréenne Samsung Electronics sont actuellement capables de produire en masse des puces à 5 nm.