Qu'il y ait des pertes d'emploi, Broadcom l'a entre-temps déjà confirmé, même si l'entreprise ne souhaite pas officiellement en préciser le nombre. La plupart des estimations font en tout cas état de 2.000 emplois supprimés aux Etats-Unis, ce qui correspondrait à quelque quarante pour cent du nombre total des collaborateurs américains.

CA Technologies occupait 11.000 personnes environ et disposait aussi d'une filiale à Zaventem, avant d'être rachetée par le géant des puces Broadcom pour 19 milliards de dollars. Ce rachat a été du reste finalisé la semaine dernière. Le temps est apparemment venu de 'rationaliser' l'entreprise.

"Le personnel est important pour notre réussite, et toutes les décisions sur la façon dont nous allons intégrer nos collaborateurs, doivent être envisagées avec la prudence qui s'impose. Comme pour tout rachat, nous voulons passer en revue les talents présents, afin de chercher à atteindre de la manière la plus effective possible les opportunités qui se présentent sur le marché actuel", indique Broadcom dans un communiqué adressé à The Register.

Le géant des puces est depuis quelque temps déjà en quête de rachats. L'année dernière, il avait ainsi repris l'entreprise de stockage et de données Brocade, où il a en juin licencié aussi 1.100 personnes. En mars, Broadcom avait encore libéré 121 milliards de dollars pour racheter son concurrent américain Qualcomm. Mais la Maison Blanche américaine y avait apposé son veto, parce que la firme (chinoise) Broadcom aurait pu par ce rachat mettre en danger la sécurité nationale des Etats-Unis.