L'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) vient de publier la toute nouvelle édition de son 'Intellectual Property and Youth Scoreboard'. Cette étude offre un aperçu de la manière dont les jeunes Européens commettent ou non des infractions à la propriété intellectuelle. Plus de 22.000 jeunes de 15 à 24 ans dans 27 pays membres de l'UE ont été interrogés. L'étude précédente datait du reste d'avant le corona: en 2019 plus précisément.

De l'étude, il ressort que le piratage en ligne est encore et toujours omniprésent et qu'en la matière, la Belgique fait moins bien que la plupart des états européens. C'est ainsi qu'un tiers des jeunes Belges (33%) déclare avoir déjà eu recours à du contenu numérique illégal. 29% admettent aussi rechercher sciemment du contenu copié illicitement. La moyenne européenne est quelque peu inférieure avec 21%.

Surtout des films et des séries TV

Si on passe en revue les contenus recherchés, il apparaît que les jeunes Belges s'intéressent le plus souvent au téléchargement ou à la diffusion illégale de films (64%), suivis par les séries TV (53%). 35% des participants à l'étude, qui recherchent du contenu illégal, le font pour rapatrier de la musique, 32% pour pouvoir visionner en direct des événements sportifs et 31% pour télécharger des logiciels. 28% s'intéressent aux e-livres et 20% aux jeux vidéo. Les principales raisons les poussant à opter pour l'illégalité sont - tout comme dans les enquêtes précédentes - le prix et la disponibilité. La tendance à toujours plus de morcellement dans les services de streaming et dans les droits de diffusion d'événements sportifs n'aide guère en la matière.

Ceux/celles qui ne jurent encore et toujours que par les services légaux, le font, selon l'étude de l'EUIPO, principalement en raison de possibles cybermenaces. 60% des répondants affirment par ailleurs ne pas avoir l'année dernière utilisé, reproduit, téléchargé ou diffusé de contenu illégal, ce qui s'inscrit dans le prolongement des précédentes enquêtes: 51% en 2019 et 40% en 2016.

Pour terminer, sachez encore - et c'est étonnant - que des jeunes aboutissent aussi dans le piratage par tromperie. 12% de tous les répondants ont en effet consommé par mégarde du contenu copié illégalement. 7% n'ont pas osé le dire avec certitude. La tromperie est essentiellement due à des sites web spécialement conçus dans ce but, mais aussi à des applis et des médias sociaux. 'Le piratage demeure donc un problème tenace, même si les jeunes consommateurs déclarent accorder toujours plus souvent la préférence à du contenu émanant d'une source légale', affirme Christian Archambeau, directeur de l'EUIPO, qui plaide surtout pour une plus grande sensibilisation.

L'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) vient de publier la toute nouvelle édition de son 'Intellectual Property and Youth Scoreboard'. Cette étude offre un aperçu de la manière dont les jeunes Européens commettent ou non des infractions à la propriété intellectuelle. Plus de 22.000 jeunes de 15 à 24 ans dans 27 pays membres de l'UE ont été interrogés. L'étude précédente datait du reste d'avant le corona: en 2019 plus précisément.De l'étude, il ressort que le piratage en ligne est encore et toujours omniprésent et qu'en la matière, la Belgique fait moins bien que la plupart des états européens. C'est ainsi qu'un tiers des jeunes Belges (33%) déclare avoir déjà eu recours à du contenu numérique illégal. 29% admettent aussi rechercher sciemment du contenu copié illicitement. La moyenne européenne est quelque peu inférieure avec 21%.Si on passe en revue les contenus recherchés, il apparaît que les jeunes Belges s'intéressent le plus souvent au téléchargement ou à la diffusion illégale de films (64%), suivis par les séries TV (53%). 35% des participants à l'étude, qui recherchent du contenu illégal, le font pour rapatrier de la musique, 32% pour pouvoir visionner en direct des événements sportifs et 31% pour télécharger des logiciels. 28% s'intéressent aux e-livres et 20% aux jeux vidéo. Les principales raisons les poussant à opter pour l'illégalité sont - tout comme dans les enquêtes précédentes - le prix et la disponibilité. La tendance à toujours plus de morcellement dans les services de streaming et dans les droits de diffusion d'événements sportifs n'aide guère en la matière. Ceux/celles qui ne jurent encore et toujours que par les services légaux, le font, selon l'étude de l'EUIPO, principalement en raison de possibles cybermenaces. 60% des répondants affirment par ailleurs ne pas avoir l'année dernière utilisé, reproduit, téléchargé ou diffusé de contenu illégal, ce qui s'inscrit dans le prolongement des précédentes enquêtes: 51% en 2019 et 40% en 2016.Pour terminer, sachez encore - et c'est étonnant - que des jeunes aboutissent aussi dans le piratage par tromperie. 12% de tous les répondants ont en effet consommé par mégarde du contenu copié illégalement. 7% n'ont pas osé le dire avec certitude. La tromperie est essentiellement due à des sites web spécialement conçus dans ce but, mais aussi à des applis et des médias sociaux. 'Le piratage demeure donc un problème tenace, même si les jeunes consommateurs déclarent accorder toujours plus souvent la préférence à du contenu émanant d'une source légale', affirme Christian Archambeau, directeur de l'EUIPO, qui plaide surtout pour une plus grande sensibilisation.