
Un employé russe d’ASML nie tout acte espionnage et tout lien avec la Russie
Aux Pays-Bas, un ancien employé d’ASML est jugé, parce qu’il est soupçonné d’avoir volé des secrets industriels. Selon les services de renseignement néerlandais, il était en contact avec un service de renseignement russe.
L’homme, German A., dément avoir vendu à la Russie des informations industrielles sensibles des firmes technologiques ASML et NXP. Jeudi a eu lieu la troisième audience préliminaire dans cette affaire visant le Russe de 43 ans. Il est poursuivi pour le vol de secrets industriels et violation de la ‘loi néerlandaise sur les sanctions’. Il s’était déjà vu infliger une interdiction d’entrée aux Pays-Bas et dans l’Union européenne d’une durée de vingt ans.
Le ministère public néerlandais soupçonne que l’espionnage industriel a eu lieu du 1er novembre 2015 à fin août 2024. Il inclurait des manuels de conception de micro-puces. German A. aurait été en possession de centaines de fichiers provenant, entre autres, du fabricant de machines à puces ASML, de NXP, de Mapper et du fondeur de puces taïwanais TSMC.
Pas d’informations secrètes
Selon German A., les informations qu’il avait en sa possession n’étaient pas secrètes et étaient obsolètes. Il s’agissait principalement pour lui de maintenir ses propres connaissances à jour, selon l’avocat du suspect. Ce dernier a également nié avoir eu des contacts avec les services de sécurité ou de renseignement russes. ‘A part le code national 007 de la Russie, je n’ai aucun lien avec ce pays’, a-t-il déclaré devant le tribunal de Rotterdam.
La prochaine audience est prévue le 26 juin. Le tribunal examinera alors l’affaire sur le fond. Avant l’audience, plusieurs documents devront encore être traduits pour le suspect. Son ex-partenaire et un employé d’ASML seront également entendus. German A. restera en prison jusqu’à ce que son cas soit traité. Il est désormais en détention depuis sept mois environ.