Le chatbot Grok d’Elon Musk est toujours davantage la cible de critiques mondiales en raison d’images à caractère sexuel, dont celles de mineurs, générées par l’IA.
Les autorités malaisiennes ont annoncé le week-end dernier qu’elles enquêtaient sur des images présentes sur Grok, suite à des plaintes. De son côté, la France a accusé Grok vendredi de diffuser du contenu sexuel ‘manifestement illégal’. Le gouvernement indien a également réagi.
Récemment, de nombreux signalements ont fait état de demandes adressées à Grok pour avoir déformé des images de femmes et d’enfants dans un contexte sexuel, par exemple en demandant au chatbot de représenter une personne en bikini sur une photo. Compte tenu des liens étroits entre Grok et X, également propriété d’Elon Musk, des images de ce genre sont fréquemment publiées sur cette plateforme de média social.
Poursuites judiciaires
En vertu de la loi malaisienne, la création ou la diffusion de contenus indécents est interdite. Les autorités du pays indiquent enquêter également sur les utilisateurs de X susceptibles d’avoir enfreint cette loi.
Selon le gouvernement français, les images sur Grok pourraient également enfreindre la loi européenne sur les services numériques (Digital Services Act), qui impose aux grandes plateformes de limiter le risque de diffusion de contenus illégaux.
L’Inde a, à son tour, enjoint X de soumettre un rapport sous 72 heures sur les mesures prises pour empêcher la diffusion de fausses images. Elle a également averti qu’elle pourrait engager des poursuites judiciaires.
Grok a entre-temps annoncé qu’elle retirerait les images incriminées: ‘Nous avons identifié des failles de sécurité et nous y remédions de toute urgence.’