Salesforce déploie largement Slackbot sur le marché professionnel. Ce nouvel agent d’IA doit lutter contre la fragmentation des informations d’entreprise et fournir une interface de chat unique.
Fusionner de manière impeccable les chats non structurés et les données CRM structurées en une seule et même interface: voilà ce que Slack – détenu par Salesforce depuis 2020 – cherche à faire avec son nouveau Slackbot. Lors de la conférence Dreamforce en octobre dernier, Salesforce avait déjà présenté les premières démos et comment elles s’inscrivaient dans la vision plus large de ce que l’entreprise appelle ‘l’ère agentique’.
Denise Dresser – à l’époque CEO de Slack et à présent active chez OpenAI – avait alors expliqué à Data News comment elle voyait cet outil de communication évoluer vers un ‘système d’exploitation agentique’ regroupant humains et IA. ‘Slack doit devenir le hub central où ont lieu toutes les interactions avec l’IA. Cela devait être le ‘conversational front end to all of work’, selon Dresser.
Or à présent, Slackbot est généralement disponible. Dans l’environnement Slack, on pouvait déjà faire tourner des bots depuis un certain temps, mais la différence est que cette fois, ce n’est pas un module externe, mais une partie intégrante de l’outil de communication. Slackbot se base sur les informations déjà présentes dans les canaux et fichiers, en appliquant strictement les autorisations et droits d’accès existants de l’utilisateur individuel.
Du stade d’assistant à celui d’agent
Parker Harris, cofondateur de Salesforce et Chief Technology Officer chez Slack, souligne que l’impact va au-delà de la simple automatisation. Selon Harris, Slackbot n’est pas simplement un copilote ou un assistant d’IA de plus, mais il intègre directement dans le mode de travail quotidien l’IA ancrée dans les données, les flux de travail et les conversations d’une organisation.
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Salesforce affirme que sa force réside dans la capacité de Slackbot à relier des chats non structurés aux chiffres purs et durs issus des systèmes Salesforce. Cela signifierait qu’un employé pourrait, par exemple, demander des aperçus de compte, planifier des réunions ou générer des étapes de suivi après celles-ci sans quitter l’environnement Slack. Le système est conçu pour être immédiatement opérationnel sans nécessiter de configurations complexes ou de formations spécifiques pour l’utilisateur final.
Ces derniers mois, des clients tels que Beast Industries, reMarkable, Xero, Mercari, Engine, Slalom et des collaborateurs de Salesforce elle-même ont déjà testé Slackbot de manière approfondie. Les mois à venir devraient montrer si tous les autres clients de Salesforce peuvent tirer parti de Slackbot.