I-Police : Verlinden dit avoir pris des mesures

Vice-prime minister and Minister of Foreign Affairs Maxime Prevot and Justice Minister Annelies Verlinden, 28 November 2025. BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE © BELGA

L’ancienne ministre de l’Intérieur Annelies Verlinden assure qu’elle a bel et bien réagi lorsqu’il est apparu, au cours de la législature précédente, que le projet de numérisation i-Police ne se déroulait pas sans heurts. Elle a demandé un audit à Deloitte et a ensuite pris des mesures, a-t-elle expliqué mardi soir par l’intermédiaire de son porte-parole.

Les résultats de cet audit ont été rendus publics et les mesures prises par Mme Verlinden ont été communiquées au parlement. Une équipe de gestion a ainsi été mise en place pour rendre compte directement au commissaire général de la police fédérale et un gestionnaire de crise a été désigné. Le suivi du projet lui-même a été assuré au sein de la police, selon Mme Verlinden. “À aucun moment il n’a été signalé que l’ensemble du projet devait être totalement arrêté”, a-t-on affirmé à son cabinet.

Lors des négociations gouvernementales de l’année dernière, il a finalement été décidé de procéder à une évaluation approfondie d’i-Police. Sur cette base, M. Quintin a maintenant décidé de résilier le marché public.
La ministre, aujourd’hui à la tête du département de la Justice, a été la cible de critiques devant la commission des Affaires intérieures de la Chambre lors d’un débat d’actualité au sujet d’i-Police.

i-Police: chronique d’une mort annoncée d’un méga-contrat

Ce projet, qui visait à numériser la police intégrée, avait été annoncé en 2016 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Jan Jambon (N-VA). Le marché public a été attribué à la société française de conseil en informatique Sopra Steria en 2021, sous la signature de la ministre Verlinden.

Les partis d’opposition ont pointé du doigt Mme Verlinden mardi à la Chambre. Elle “veut étouffer l’affaire”, a accusé Matti Vandemaele (Ecolo-Groen). Le député Paul Van Tigchelt (Open Vld), ministre de la Justice sous la législature précédente, a affirmé que le cabinet Verlinden avait ignoré les signaux d’alarme. La N-VA a également souligné la responsabilité de la ministre CD&V.

La Police fédérale poursuit sa transformation numérique après la résiliation d’un méga-contrat

Expertise Partenaire